Bruxelles Quatre nouveaux hébergements ont été inaugurés dans les locaux de l’Armée du salut.

Il y a près de six mois naissait le projet Home for less, qui a pour ambition de proposer des logements modulables et d’investir les lieux inhabités de la capitale. Le projet a été inauguré ce vendredi, dans des locaux de l’Armée du salut, au foyer Georges-Motte, dans le centre de Bruxelles.

En tout, ce sont quatre modules déplaçables qui ont vu le jour grâce à la mise en commun des efforts de l’ASBL l’Îlot, de 45 étudiants de la faculté d’architecture de l’ULB et du collectif Baya, qui favorise le réemploi des matériaux dans les projets architecturaux. Ces modules sont conçus pour accueillir chacun une personne. "Ce sont comme des petits studios, explique Jacques Delatte, éducateur au foyer Georges-Motte, tout est prévu pour que les utilisateurs aient leur intimité et un bon confort de vie, c’est génial."

Une idée née voici trois ans

L’idée est née il y a trois ans, au sein du projet capteur et créateur de logement, de l’ASBL l’Îlot. "Il y a 15 000 logements inoccupés à Bruxelles et seulement 3 000 sans-abri. Nous pensons donc que la solution est là et nous avons décidé de la créer nous-mêmes", explique Ariane Dierickx, directrice générale de l’ASBL. De son côté, l’Armée du salut a tout de suite adhéré à l’idée. "C’est un projet qui a du sens et qui nous rejoignait dans notre lutte contre le sans-abrisme", explique Jacques Delatte. "Ils avaient l’espace et nous avions une solution et les moyens financiers pour trouver une utilité à cet espace, ajoute Ariane Dierickx. Nous n’en sommes qu’à la première année du projet. L’idée est de l’étaler sur trois années scolaires", précise la directrice générale. Au programme : affiner, améliorer et perfectionner les deux modules les plus performants pour, finalement, trouver les partenaires qui pourront lancer la phase de production du meilleur module choisi.

Le but à long terme est de pouvoir proposer à des propriétaires qui n’ont pas les moyens de rénover leur bien de les mettre en location à un prix plus bas que la moyenne à Bruxelles. "On installe les modules le temps qu’ils aient assez de côté pour mettre le bâtiment aux normes et nous les déplaçons une fois que le propriétaire veut récupérer son bien."

Les quatre modules sont déjà opérationnels et seront habités dès que les pompiers auront donné leur accord.