Bruxelles

Située sous l'ancien marché aux poissons, en plein centre-ville, la station de métro Sainte-Catherine, jeune trentenaire, s'est offert un lifting de luxe. Fresques florales, ascenseurs dernier cri, accès rénovés, signalisation et éclairage améliorés : la station, jugée jusqu'alors "vétuste" et "non attrayante", est méconnaissable. Les environs proches de Sainte-Catherine ont également été particulièrement soignés. Les architectes aux commandes de cette rénovation ont tenu compte de la spécificité du quartier, vivant et piétonnier, tout en gardant le cachet historique de la place.

"Ces travaux, débutés en avril 2006, rentrent dans le cadre de notre politique de modernisation des différentes stations de métro du réseau bruxellois, qui datent pour la plupart des années 70", explique le ministre bruxellois des Transports, Pascal Smet (SP.A). Au total 24 stations de métro et de prémétro recevront d'ici 2009 une cure de jouvence.

D'un coût total de 7,7 millions d'euros (6,6 millions pris en charge par la Région, 1, 1 million par Beliris), la rénovation de Sainte-Catherine n'a pas oublié de laisser la place à l'art. Les tulipes imaginées par Thierry Renard et "collées" sur les murs donnent un aspect bucolique à la station. "J'ai voulu créer une oeuvre non dictatoriale, où chacun peut y découvrir quelque chose de personnel et de différent, explique l'artiste. Ces tulipes représentent les usagers, certains sont renfermés et tristes, d'autres ouverts et souriants. Une station de métro est un formidable brassage humain mais où chacun vit, un peu dans sa bulle, son aventure personnelle".Un travail de collage qui aura pris plus de trois ans à l'artiste...

L'art est un élément que le ministre veut maintenir et développer dans chaque station. "C'est l'une des spécificités du métro de Bruxelles et nous pouvons en être fiers", se félicite Pascal Smet.

Rénovation en profondeur

Ces travaux n'auraient pas pu avoir lieu sans l'apport financier de Beliris (accords de coopération Fédéral-Région de Bruxelles), qui prend près de 20 pc des coûts totaux à sa charge. "Compte tenu de la spécificité de Bruxelles, qui reçoit des centaines de milliers de voitures par jour, il est primordial que Beliris continue et accentue sa participation dans le financement des transports bruxellois, explique Laurette Onkelinx (PS), présidente de Beliris.

Un message visiblement bien reçu par Pascal Smet. " Je me réjouis de la collaboration avec Beliris. Nous devons continuer notre politique ambitieuse. En 5 ans, près d'un milliard d'euros vont ainsi être investis dans les transports." Une partie de ce budget devrait permettre à des stations comme Schuman, Arts-Loi, Montgomery ou la Gare du Midi, entre autres, de se refaire aussi une santé.