Bruxelles

L’évaluation des 9 945 agents contractuels subventionnés (ACS), ces emplois financés par la Région bruxelloise dans le secteur non marchand, lancée en janvier dernier par le ministre bruxellois de l’Emploi Didier Gosuin (FDF), n’a pas mené à une suppression massive de postes ACS. C’est même le contraire qui s’est produit, puisque la balance est positive. Seuls 14 ACS ont été supprimés jusqu’ici, pour 28 autres créés, tous dans le secteur de la petite enfance.

Nous rapportions en juillet dernier que les services d’Actiris avaient déjà évalué 87 ASBL jugées à risque (337 postes), et que le rapport faisait alors état de 30 demandes de suppression. Depuis lors, entre juin et août, 235 autres ASBL, pour un total de 915 postes, ont aussi fait l’objet d’une évaluation. "Le nombre d’ASBL évaluées est plus important ce second trimestre car nous avons atteint notre vitesse de croisière", indique Didier Gosuin.

Pas de bain de sang social

Au final, contrairement aux craintes émises par certains membres du secteur non marchand, des milieux syndicaux, d’Ecolo et du PTB, le bain de sang social n’a pas eu lieu. "Je n’ai jamais voulu faire de la stigmatisation, mais c’était normal de procéder à une évaluation. Il s’agit d’argent public et chaque poste coûte 30 000 € par an à la collectivité", explique le ministre. "Au total, près d’1,1 % de marge budgétaire a jusqu’ici pu être dégagé. Il s’agit d’un million et demi d’euros qui sera réinjecté, comme le prévoit l’accord de gouvernement, dans les politiques de mise à l’emploi des jeunes", ajoute-t-il.

Précisons que 822 des 1 144 ASBL bruxelloises bénéficiaires d’ACS doivent encore faire l’objet, d’ici la fin de l’année, de ladite évaluation. Peu de mauvaises surprises sont néanmoins attendues, selon le ministre, car les ASBL jugées à haut risque ont déjà été en grande partie évaluées.

Les postes ACS utilisés par les administrations publiques, qui représentent environ 30 % du total, feront l’objet à leur tour d’une évaluation au premier trimestre 2016.

Au final, indique Didier Gosuin, les 14 suppressions de postes et les différentes mesures, telles que la suppression de la dispense de 5 % de contribution au paiement du salaire octroyée aux employeurs, ont permis de dégager un million et demi d’euros. Quant aux 28 postes nouvellement créés, leur financement provient d’une autre enveloppe budgétaire.