Bruxelles Un terrain pouvant accueillir 15 caravanes a été aménagé à Haren, l’autre à Anderlecht avec environ 40 caravanes.

Le retour du printemps coïncide chaque année avec le retour des gens du voyage sur le territoire de la Région bruxelloise. Une situation qui importune bien souvent les riverains, et, afin d’éviter tout désagrément, la Région bruxelloise a, pour la troisième année consécutive, débloqué un budget de 15 millions d’euros visant à encadrer au mieux à la fois les personnes sans-abri, mais également les gens du voyage qui ont pour habitude de dormir dans des caravanes.

Cette année encore, deux communes ont répondu à l’appel de la Région en mettant chacune à disposition un terrain vague. Il s’agit de Bruxelles-Ville, dont le terrain situé à Haren rue de la Grenouillette accueille une quinzaine de caravanes. Elles ont le droit d’occuper cet espace jusqu’au 30 juin, avant de continuer leur voyage vers la France.

L’autre terrain se situe dans la commune d’Anderlecht, où environ 40 caravanes sont installées sur un terrain vague qui longe la rue des Goujons. La commune a mis en place une équipe spécialisée dont le but est d’accompagner ces nomades, en les mettant notamment en contact avec les équipes sociales de la commune et en leur procurant de l’électricité.

Ces éléments ont été communiqués par le ministre-Président Rudi Vervoort (PS), suite à une question du député bruxellois Arnaud Verstraete (Groen). Dans sa réponse, Rudi Vervoort précise qu’un cadastre visant à identifier plusieurs terrains pouvant accueillir des gens du voyage a été élaboré. "Mais nous ne sommes pas en Flandre ou en Wallonie, et les terrains disponibles sont rares dans la capitale. En effet, beaucoup de terrains se situent sur des zones Natura 2000 qui sont protégées, ou alors se situent trop proches d’habitations", explique Rudi Vervoort.

De plus, il est ressorti que même pour les terrains qui appartiennent à la Région, le bourgmestre doit impérativement donner son accord pour une occupation temporaire par des gens du voyage. "Il est inconcevable de prendre de telles décisions sans avoir une collaboration parfaite avec les communes, les zones de police locales et les CPAS afin d’encadrer au mieux ces personnes. J’appelle d’ailleurs les autres communes de la capitale à suivre l’exemple de Bruxelles-Ville et d’Anderlecht", a expliqué Rudi Vervoort.

Enfin, les communes peuvent compter sur le soutien de l’ASBL Le Foyer dont le but est d’aider à l’encadrement des gens du voyage. On retrouve, au sein de cette ASBL, des médiateurs et stewards d’origine roumaine, bulgare et rom qui facilitent la communication et la coopération des familles roms sédentaires avec les gens du voyage d’une part, et avec les instances publiques et écoles d’autre part. Ils tentent de renforcer la position sociale des personnes de ces groupes via la médiation interculturelle, le renforcement des relations de confiance et des actions de proximité en collaboration avec des partenaires locaux.