Bruxelles

Pour souffler ses dix bougies, Dinner In The Sky s’offre une première mondiale. 10 tables pour 10 chefs étoilés et accompagné des 9 boules… de l’Atomium.

« Il fallait marquer le coup pour les 10 ans, explique l’organisateur David Ghysels. J’avais le choix entre un gâteau avec 10 bougies ou cette bêtise ici. Alors on s’est dit: On y va! » Né en 2006, le concept Dinner In The Sky s’offre aujourd’hui les cieux de plus de 55 pays. Et une première mondiale à Bruxelles jusqu’au 5 juin: 10 tables -munies de sièges aux ceintures de voitures de courses qu’il est possible de faire basculer dans le vide!- montées sur grue (à plus de 50 mètres de haut, les sujets au vertige s’abstenir) juste devant l’Atomium. Trois services par jour (12h30, 19h30 et 21h30), un décollage sur la Brabançonne (« ceci est un vol non fumeur » ironise la voix d’accueil), un atterrissage sur Les Lacs du Connemara ou encore des convives qui font la fête en tournant les serviettes une fois envoyés en l’air. « C’est un rêve d’enfant, poursuit David Ghysels. Et je suis convaincu qu’une grosse partie du succès de Dinner In The Sky tient au fait qu’on s’adresse à cette fantaisie et magie de l’enfance. Quand on est petit, on a envie de construire des cabanes, de grimper dans les arbres ou de voir sans être vu. Il y a un peu tout ça dans Dinner in the sky avec ce côté oiseau et liberté. On aime réaliser des rêves d’enfant. »

Un rêve d’enfant qui a un coût (275 euros le couvert) et qui a demandé 18 mois de préparation. « C’est un boulot monstre qui allie à la fois la taille d’un festival ou d’un concert, la technologie des grues et le glamour avec le tapis rouge et les étoiles. La seule chose qu’on veut, c’est de mettre des étoiles dans les yeux des gens. Donc l’infrastructure est là, certes, mais il ne faut pas que cela se voit car ce sont les étoiles qu’on veut voir. »

Dinner in The Rain

En parlant d’étoiles -qui clignotent-, il y en a autant sur les tables, l’Atomium que sur les 10 chefs étoilés (Yves Mattagne Lionel Rigolet, Pascal Devalkeneer, David Martin, Giovanni Bruno, Luigi Ciciriello, Bart De Pooter, Filip Claeys, Wout Bru, Viki Geunes). « C’est chouette pour Bruxelles et sa gastronomie car quand on voit ça, on peut être fier d’être belge! se félicite l’organisateur de l’événement. Car pour les chefs, il s’agit d’une véritable performance car même s’il y a plus de mise en place qu’au restaurant, ils cuisinent réellement là-haut devant les gens. L’originalité du concept est que les 22 convives participent vraiment à l’expérience culinaire vu que le chef est au centre de la table, à longueur de bras des gens. D’ailleurs nos invités reviennent non seulement parce que cela se passe dans le ciel mais aussi pour la convivialité avec le chef. »

Et peu importe la météo. « On est en Belgique donc on s’adapte d’emblée en amont pour pallier à cet inconvénient de la pluie, conclut David Ghysels. Les tables sont munies de bavette et chaufferettes à l’intérieur. Et dans le pire des cas, s’il y a trop de vent, on doit rester au sol. Mais il est prévu qu’on recouvre tout et les chefs étoilés font quand même à manger aux gens. Ensuite, on monte juste pour l’apéritif ou le dessert. Mais cela nous est arrivé seulement une seule fois en 5 ans! »