Bruxelles Cela fait cinq ans que la commune de Drogenbos décide de ne pas arborer de drapeau arc-en-ciel.

Le 17 mai se tient la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, et plusieurs communes hissent un drapeau arc-en-ciel devant leur maison communale pour l’occasion. Mais ce ne sera pas le cas du côté de Drogenbos, petite commune à facilités du sud-ouest de Bruxelles, comme annoncé lors du conseil communal qui s’est tenu ce jeudi soir, au grand dam de l’échevine Nahyd Meskini (Union des Francophones - UF).

Un bâtiment public

"Le drapeau arc-en-ciel ne sera pas hissé devant notre administration et ce bien qu’il existe sur notre commune des actes homophobes qui ont été rapportés auprès des membres de l’Union des Francophones lors de notre enquête sécurité. Notez que 99 % des administrations bruxelloises et flamandes marquent leur solidarité ce jour-là, excepté Drogenbos et Kraainem", déplore l’échevine. "L’UF reste et restera le seul défenseur de vos libertés fondamentales qu’importe vos convictions et vos orientations. Une personne discriminée sur notre commune est une personne de trop."

Contacté, le bourgmestre de Drogenbos Alexis Calmeyn (Drogenbos Plus-Liste du bourgmestre) explique que cette décision a été prise dans un souci de neutralité des bâtiments publics. "Cela fait cinq ans que nous décidons de ne pas hisser le drapeau arc-en-ciel mais ce n’est pas pour autant qu’on est opposés à la Journée contre l’homophobie ! La maison communale est un bâtiment public accessible à chacun et ce quelle que soit son orientation politique, religieuse ou sexuelle, mais il convient de garder une certaine neutralité au niveau des bâtiments communaux et cela fait cinq ans qu’on défend ce point de vue", affirme Alexis Calmeyn, qui suggère dès lors de hisser le drapeau arc-en-ciel devant le musée, comme ce fut le cas les années précédentes.