Bruxelles solidarité

Trois étudiants de l’ULB passionnés de sports et d’aventures, s’apprêtent à faire le tour du monde en vélo. Un périple de 30.000 km qui ne semble pas leur faire peur. "On s’attend à avoir des emmerdes, comme tomber malade ou être attaqué par des chiens. Mais en général, les périodes de difficultés deviennent les meilleurs souvenirs par la suite" , assure Yvan.

Lui et ses camarades ne sont pas pour autant des têtes brûlées. Ils préparent leur voyage depuis des mois. "On a fait plusieurs randonnées de deux ou trois jours pour s’entraîner et connaître nos besoins. Nous utilisons des vélos en acier robustes, de manière à pouvoir les faire réparer facilement, tout autour du monde, en cas de besoin" , précise Yvan.

Les trois aventuriers ont décidé de réaliser ce projet en partenariat avec le CNCD (Centre national de coopération au développement) dans le cadre de l’opération 11.11.11 dont le thème, cette année, est la lutte contre la faim dans le monde. "L’objectif est de parvenir à récolter autant d’argent que de kilomètres parcourus pour pouvoir ramener 30.000 € au CNCD."

Mais ce voyage sera avant tout l’occasion de rencontrer des habitants de tous les continents et, notamment, les paysans des pays du Sud. Ils tiendront leur blog www.biketomeetyou.be à jour avec des articles et des vidéos, pour rendre compte de leurs expériences et découvertes. Les trois étudiants ont aussi prévu d’emmener instruments de musique et jeux de société afin de faciliter les échanges, lorsqu’il sera impossible de communiquer dans la langue locale.

Le premier coup de pédale est prévu, samedi à 10 h, sur la Grand-Place. Le chanteur bruxellois Saule sera présent pour encourager les trois garçons.

Les sympathisants sont conviés à se joindre à la 1re étape du voyage, de Bruxelles à Beaumont. Une halte est prévue à la Grand-Place de Nivelles, à 13 h.

Ensuite, ils ont prévu d’enchaîner des étapes de 80 km par jours en moyenne. Ce qui leur permettra de rouler deux jours sur trois. Et d’ainsi passer du temps auprès des populations locales.Lisa Saoul