Bruxelles

Les réactions outrées se sont multipliées sur les réseaux sociaux depuis l'annonce de la vente de la maison de Françoise Bertieaux (MR). La conseillère communale et présidente du CPAS etterbeekois s’est mise d’accord avec une société immobilière au sujet de la cession d’un immeuble d'un certain cachet situé avenue de Tervueren, à côté de la station de métro de Mérode, et dont elle est propriétaire. Le projet prévoit la destruction de cette maison de maître datant de la fin du XIXe siècle, et la construction à la place d’un immeuble ultramoderne de 13 appartements et de 14 places de parking en sous-sol.

© Bauweraerts
L'élue libérale avait réagi à cette polémique dans les colonnes de La DH. "On ne porte pas ce projet car on a vendu la maison à l’entreprise. En fait, selon la convention signée, la maison sera seulement vendue si le permis d’urbanisme (validant la construction de l’immeuble à la place de la maison actuelle, NdlR) est délivré. Il faut savoir qu’en raison d’importants travaux de transformation dans les 1920, la maison a perdu une grosse partie de son côté Art Déco. De plus, il s’agissait d’un gouffre énergétique. Il faut savoir aussi que le merveilleux jardin à l’arrière est conservé, et même un peu agrandi."

Interrogée par la RTBF, Françoise Bertieaux s'est également prononcée sur le comportement de ses voisins qui affirment être "préoccupés" par "la démolition de ce patrimoine". "Les voisins n'ont pas l'air de comprendre qu'il s'agit d'une question privée puisqu'il en ont fait une affaire politique sur la place publique, ce qui n'est pas très élégant".

"Je suis aussi maman. Le nid est vide, les enfants sont partis. La maison est beaucoup trop grande pour mon mari et moi, et donc nous avons décidé que nous voulions vivre ailleurs, dans quelque chose de plus petit et de moins énergivore", précise encore la députée.

Et lorsque la RTBF tente de savoir si d'autres offres lui sont parvenues, Françoise Bertieaux invoque le caractère privé de la situation. "Ecoutez, je pense que nous touchons ici de très très près à notre vie privée. L'attaque a profondément blessé ma famille et je n'ai donc pas envie d'étaler ma vie privée. Ce que je voudrais simplement rappeler, c'est que toutes les personnes qui souhaitent s'exprimer pourront le faire à la commission de concertation (NdlR : qui se tient le 19 janvier) et qu'il y a là une possibilité pour chacun d'arriver à bloquer des permis et que là nous n'aurions pas d'autre choix que de nous incliner ou d'aller en recours. Alors que les gens s'expriment selon ces procédures légales et qu'ils respectent le choix d'une famille de vouloir vivre dans un endroit plus petit!"