Bruxelles

Il y a dix ans, l'exploitant de l'hippodrome de Groenendael faisait faillite, le site devenant alors propriété de la Région flamande. Pour le bourgmestre de Hoeilaert, Vic Laureys (CD&V), c'est à ce moment que les ennuis ont commencé pour l'hippodrome. «La Région n'a rien fait pour entretenir ce site. Après quelques années, les pistes n'ont plus été entretenues, et sont devenues impraticables pour les chevaux. De l'eau s'est infiltrée dans les tribunes, qui sont dans un piteux état.»

Pour Marcel Vossen, responsable de la division Nature et Forêt de la Province du Brabant flamand, ce délabrement n'est pas imputable à la Région. Lors de la faillite, un curateur a été nommé pour gérer le bien jusqu'en 2008. L'hippodrome est donc sous sa responsabilité.

Mais l'endroit ne peut être affecté qu'aux courses hippiques. Difficile, donc, de le rentabiliser. Il tombe donc en ruine. Or, rappelle M. Laureys, «cet hippodrome est vieux de plus de 100 ans. Il fait partie du trésor historique et culturel de la Forêt de Soignes. On ne peut pas le laisser mourir comme cela».

Projet récréatif bloqué

Pour sauver cet héritage, la commune a un projet: créer un centre récréatif ou une auberge de jeunesse. Seul problème, elle n'est pas propriétaire et n'a pas les moyens d'investir.

En attendant l'échéance de 2008, le département Bois et Nature de la Région flamande envisage de raser les tribunes pour remettre le site à l'état naturel. Seul problème, les loges royales qui bordent le champ de courses sont classées. Selon le bourgmestre, «la commune ne peut pas se permettre de mettre de l'argent dans leur rénovation». La Région propose donc de les maintenir seules en l'état au milieu de la forêt. C'est qu'une directive européenne classe le site, au milieu de la Forêt de Soignes, en zone naturelle, restreignant les possibilités d'essor.

Le bourgmestre vient d'écrire à Chris Peeters (CD&V), ministre flamand de l'Environnement, pour demander la création d'un groupe de travail afin de discuter de l'affectation de l'hippodrome. Il y a urgence...

© La Libre Belgique 2005