Haro collégial sur les marchands de sommeil

Guy Bernard Publié le - Mis à jour le

Bruxelles molenbeek

L

e collège hausse le ton ! Une première impulsion " Ainsi Karim Majoros, le jeune échevin du Logement, commente-t-il la première mesure lui incombant. Soit l’adoption, le 17 décembre, du passage de la taxe contre les bâtis insalubres ou inhabitables à 2 000€.

L’Ecolo, comme ses pairs de l’alliage présidé par Françoise Schepmans (MR), escompte de la sorte lutter contre la "petite partie" des propriétaires ne se conformant pas à leurs obligations. "Une petite partie ?" "Chaque année, la cellule Logement identifie environ 200 logements de ce type", note l’écologiste. "Environ 100 d’entre eux sont frappés d’un arrêté d’inhabitabilité. En général, deux tiers de ces propriétaires-là se mettent en ordre." Comprenez qu’il en est 30 à 35 qui refusent d’obtempérer.

Il y va parfois de la santé d’habitants risquant leur vie sans sortir de chez eux, insiste Karim Majoros, en énumérant là des fuites de gaz, ailleurs des murs détrempés ou des cloisons menaçant ruine.

Bien que ravi de ce "cliquet" imposé par la majorité MR-CDH-Ecolo/Groen et visant à éradiquer propriétaires ingrats et marchands de sommeil, notre homme fait encore état de deux éléments. Un : la taxe s’imbriquera dans un ensemble "cohérent" et que détaillera l’imminente note de politique générale. Citons déjà l’engagement, d’ici quelques semaines, d’un(e) fonctionnaire antimarchand de sommeil. "Ce poste entre dans le contrat de quartier "Autour de Léopold II" et concerne le quartier maritime."

Deux : la rigueur n’empêchera personne de demeurer "dans les relations humaines". Qu’est-ce à dire ? Que ne seront pas considérés à l’identique "la petite vieille dépassée par le décès de son époux ou le marchand de sommeil exploitant 15 cages à poules".

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