Bruxelles

Il n'y a aucune bulle sur le marché des certificats verts à Bruxelles et le marché fonctionne, a affirmé mardi la ministre bruxelloise de l'Energie, Céline Fremault, interrogée en commission du parlement bruxellois sur la hausse récente des prix de ces certificats dans la capitale, annoncée par le quotidien l'Echo en mars dernier. Les députés régionaux Arnaud Pinxteren (Ecolo), Anne-Charlotte d'Ursel (MR), Barbara d'Ursel (DéFI) et Liesbeth Dhaene (N-VA) se sont inquiétés auprès de la ministre des conséquences de la hausse observée sur la facture des consommateurs, surtout si le phénomène s'amplifie au cours des mois à venir.

"Il n'y a aucune pénurie actuellement sur le marché des certificats verts à Bruxelles et les fournisseurs ont donc tout à fait la possibilité de répondre à leurs obligations. Selon les informations qui m'ont été communiquées, il n'y a aucune bulle, les certificats existent et le marché fonctionne", a dit d'emblée Mme Fremault.

Selon la ministre, le régulateur bruxellois pour les marchés du gaz et de l'électricité Brugel confirme une montée des prix de l'ordre de 10 euros entre le début du mois de janvier (82 euros) et la fin mars (92 euros). Entre le 9 mars dernier et aujourd'hui, 31.000 CV ont été vendus pour plus de 100 euros, pour une moyenne générale de 105,8 euros dont 12.000 vendus par des intermédiaires ou fournisseurs.

"Il n'en reste pas moins que l'on observe pour l'année 2016 et que l'on prévoit pour cette année 2017 un maintien de l'équilibre du système", a ajouté la ministre de l'Energie, dans une réponse illustrée de nombreux chiffres.

Céline Fremault a par ailleurs répété que l'octroi des certificats verts à la turbine de production d'électricité de l'incinérateur de Neder-Over-Heembeek n'avait pas d'impact sur la hausse des cours des certificats. Il aura un effet limité à 4,66 euros par an pour un ménage médian pour les années 2016 à 2020.