Bruxelles

Tous les mois, les statistiques de taux de chômage tombent comme une punition pour le gouvernement bruxellois. Mais ses quelque 22pc ne rendent pas assez compte de la réalité, selon le ministre-Président régional Charles Picqué (PS). «Contrairement à ce qu'ils laissent croire, Bruxelles n'est pas une Région en déclin. Elle crée des emplois mais ils ne vont pas à des Bruxellois.»

Du coup, d'aucuns, dont l'opposition régionale MR, ont beau jeu de dénoncer l'inefficacité de l'Orbem. Mais là aussi, M. Picqué tempère: «Il faudrait vérifier ce que deviennent ceux qui sont mis au travail par l'Orbem. Car quelqu'un qui trouve un emploi a tendance à vouloir devenir propriétaire. Il est alors confronté au coût de l'immobilier à Bruxelles, et donc tenté de quitter la Région».

Plus globalement, M. Picqué estime qu'il ne faut pas comparer les 22pc bruxellois avec les 18,6pc wallons et les 8,3pc flamands. Il considère que la comparaison devrait plutôt se faire entre grandes villes. Car Bruxelles connaît les spécificités des grandes métropoles: concentration de populations fragilisées, porte d'entrée des migrations, nombre important de sans-papiers régularisés, etc. Et de rappeler sa théorie du rôle d'ascenseur social perpétuel que jouent les grandes villes, un peu partout dans le monde.

© La Libre Belgique 2005