Bruxelles

Les contrôles d’identité se sont intensifiés ces dernières semaines suite à l'arrêté pris par la bourgmestre d’Ixelles fin juin.

Depuis le 29 juin dernier, les contrôles d’identité systématiques sont autorisés dans le quartier de Matonge, suite à un arrêté pris par la bourgmestre d’Ixelles Dominique Dufourny (MR). Le but de cette mesure, qui a fait couler beaucoup d’encre, est d’identifier les dealers de stupéfiants et de mettre fin à leurs activités ou d’empêcher celles-ci ainsi que de lutter contre les autres formes de délinquance. Cet arrêté court jusqu’au 30 septembre inclus.

L’occasion, pour la bourgmestre libérale, de dresser un premier bilan de cette mesure. Il convient de préciser que cet arrêté n’a pas été mis en application lors des trois premières semaines, suite à de nombreux événements (Coupe du monde, Sommet de l’Otan, fête nationale, etc.) qui ont mobilisé du personnel policier. Mais depuis que ces événements sont terminés, entre 13 et 15 policiers, parfois en civil, sillonnent en permanence le territoire relativement restreint de Matonge, en patrouille pédestre avec véhicule d’appui, de jour comme de nuit.

"La mission de ces policiers est de dissuader les déliquants habituels du quartier de passer à l’acte, mais le but est également de dissuader les acheteurs potentiels de venir se fournir dans le quartier", explique Michaël Govaerts, chef de corps de la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles.

Et depuis le 23 juillet, quelque 54 arrestations administratives ont été enregistrées, résultant sur 9 arrestations judiciaires. 244 personnes ont été contrôlées, et 17 procès-verbaux pour la vente, détention et/ou consommation de stupéfiants ont été dressés. En outre, quelque 16 établissements ont été contrôlés, principalement des salons de coiffure.

"La présence de la police dans Matonge est appréciée de tous et nombreux sont les riverains qui expriment ce sentiment auprès de notre personnel", explique Dominique Dufourny. "L’arrestation administrative des dealers pour prévenir la commission d’infractions ou l’arrestation judiciaire pour réprimer ces dernières, ne sont en fait qu’un des moyens de restaurer l’ordre public sur Matonge. Une fois la majorité des dealers écartés, nous mettrons l’accent sur deux objectifs complémentaires : la propreté publique et les nuisances sonores."