Bruxelles

La Région wallonne, la Région bruxelloise et la Fédération Wallonie-Bruxelles ont présenté hier le plan Autisme qui vise à améliorer la prise en charge et les conditions de vie des personnes touchées par ce trouble, ainsi que celles de leur entourage. A travers ce plan, l’objectif principal est de permettre une individualisation du soutien à la personne au cours de sa vie, tout en garantissant son inclusion dans la société.

Concrètement, plusieurs mesures ont été prises à Bruxelles, parmi lesquelles l’élargissement de la mission des centres de jour pour enfants scolarisés, qui travailleront de pair avec plusieurs écoles d’enseignement spécialisé. Actuellement, en Région bruxelloise, 25 % des enfants autistes sont dans l’enseignement spécialisé et la Ville va d’ailleurs ouvrir une nouvelle école pour autistes et permettre la prise en charge de nouveaux jeunes.

Située rue du Trône à Ixelles, l’école proposera dès septembre un enseignement spécialisé de type 2 (pour les jeunes présentant une déficience intellectuelle modérée ou sévère) et pourra accueillir 60 élèves souffrant d’autisme. Cet établissement, qui dispensera des cours spécialisés de maternelle et de primaire, permettra de remédier au manque qui existe en matière d’accueil. "D’après les recherches, avec cette école, on devrait répondre à l’ensemble des demandes urgentes. Actuellement, il y a des listes d’attente et certains enfants attendent trop longtemps avant de trouver une place. Dès l’année prochaine, on pourra travailler avec les différentes écoles, croiser les listes pour assurer de manière optimale les demandes", explique Paul-André Leblanc, conseiller de l’Enseignement spécialisé de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Dans le bâtiment , anciennement occupé par l’administration générale des infrastructures, huit professeurs et sept encadrants paramédicaux superviseront les élèves au quotidien. Une équipe qui va devoir faire connaissance et être soudée pour être prête, en septembre, à l’arrivée d’enfants qui n’acceptent que très rarement le changement d’environnement.

"Ces enfants sont très rebelles aux changements, ils ont besoin d’être sécurisés au maximum. Il va falloir, après chaque congé, refaire une mise à niveau. C’est sûr, il ne faut pas compter ses heures, mais toutes les personnes ont de l’expérience là-dedans", indique Joëlle Rul, la future directrice de l’école et qui dirige des établissements identiques depuis dix ans. "Mais on fait tout cela avec beaucoup d’enthousiasme, de passion. L’idée est aussi de mettre en place un programme pédagogique afin qu’ils puissent poursuivre des cours dans le secondaire", confirme-t-elle.