Jurassic Park débarque à Bruxelles (PHOTOS & VIDEO)

Charles Van Dievort Publié le - Mis à jour le

Bruxelles Bien avant l’homme, les dinosaures régnaient sur Terre. Un spectacle impressionnant et instructif leur redonne vie.

À l‘échelle de l’histoire de notre planète, l’humanité ne représente qu’une microscopique seconde tout au plus. Autrement dit, l’homme n’a pas de tout temps régné sur la planète bleue, que du contraire. Il y a quelque 220 millions d’années, les rois du monde, c’étaient les dinosaures. Ils imposèrent leur loi pendant quelque 160 millions d’années, jusqu’à ce qu’une gigantesque météorite et ne les déciment tous ou presque.

Cette histoire, c’est celle que raconte le spectacle Sur la terre des dinosaures présenté du 7 au 9 décembre sur le plateau du Heysel. Un show haut en couleur et en son, où frissons et éclats de rire font bon ménage avec éducation. Voilà qui n’est pas courant dans le monde du divertissement !

Plus d’une heure durant, un paléontologue tout droit sorti des aventures d’Indiana Jones raconte l’histoire de ces dinosaures, depuis la séparation des continents jusqu’à l’extinction brutale de l’espèce en passant par les bouleversements climatiques et tectoniques. Sur scène, dix-huit représentations grandeur nature - neuf espèces - prennent vie de façon très réaliste. Tout semble si réel qu’on a du mal à croire qu’il ne s’agit là que de costumes enfilés par des athlètes pour les plus petits spécimens et d’immenses marionnettes d’aluminium et de fibre de verre.

Ces représentations n’ont rien de fantaisiste. Elles sont scientifiquement validées et mises à jour en fonction des dernières découvertes. C’est pourquoi, certains individus portent des plumes sur le dos. Car Sur la terre des dinosaures n’est pas n’importe quel spectacle, il est tiré de la série à succès Walking with Dinosaurs réalisée par la BBC en 1999 - plus de 700 millions de téléspectateurs dans 200 pays - et unanimement reconnue pour sa rigueur.

Le spectacle est bluffant à plus d’un titre, par la clarté du propos, par le rendu sonore des grognements et surtout celui des mouvements des créatures. Pattes, cou, queue, mâchoires et même les yeux répondent aux commandes des 3 pilotes chargés d’animer les plus grands spécimens. C’est le cas du paisible brachiosaure, de l’allosaure aux dents aiguisées comme des lames de couteau, ou encore des torosaures aux cornes prêtes à embrocher le premier venu. Le clou du spectacle étant bien entendu l’entrée en scène du redoutable T-Rex.

Le spectacle tord aussi le cou à certaines idées reçues. Non, les reptiles comme les lézards ou les crocodiles ne descendent pas des dinosaures, pas plus que les rhinocéros. Les seuls descendants d’une branche de ces "terribles sauriens" (du grec deinos signifiant "effroyablement grand" et sauros voulant dire "reptile"), ce sont les oiseaux. En attestent les découvertes de l’épidexipteryx, un dinosaure à plumes, et de l’archéoptéryx, que l’on peut qualifier de chaînon manquant entre ceux-ci et les volatiles d’aujourd’hui.

Charles Van Dievort

Facebook

Ailleurs sur le web

Les + consultés de la semaine

cover-ci

Cover-PM