Bruxelles

La politique de contrôle de la prostitution menée jusqu'ici sur le territoire des communes de Saint-Josse-ten-Noode et de Schaerbeek débouche sur un constat d'échec tant en matière de sécurité pour les riverains que de lutte contre la traite des êtres humains. Cela a justifié la décision de celle de Saint-Josse d'imposer des heures de fermeture aux carrées, a affirmé mardi soir en substance le bourgmestre de Saint-Josse, Emir Kir (PS), répliquant aux critiques formulées plus tôt dans la journée par le bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt (FDF). "Pas très classe, comme rentrée", s'est exclamé le bourgmestre de Schaerbeek, sans s'exprimer sur le fond du problème.

Pour M. Clerfayt, il s'agit d'un dossier compliqué derrière lequel il y a "un travail de fonds mené depuis de longues années et qui nécessite d'agir, avec intelligence et surtout de manière coordonnée et concertée avec ses partenaires".

Le bourgmestre de Schaerbeek a estimé la façon d'intervenir de la commune de Saint-Josse "contraire à la politique de gestion cohérente, concertée et conjointe de la prostitution mise en place ensemble pour mieux contrôler la prostitution sur le territoire de nos communes". Pour Bernard Clerfayt, cette politique fonctionne bien, même si "cela ne suffit certainement pas".

"Ce qui n'est pas très classe, c'est de laisser les gens du quartier nord dans l'insécurité et de fermer les yeux sur la traite des êtres humains", a rebondi Emir Kir, mardi soir.

Pour le bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode, il importe de reconnaître que, même si un travail a été effectué, la politique menée jusqu'ici "est un échec total".

"Je suis compétent pour agir sur le territoire de Saint-Josse-ten-Noode, et je prendrai toutes les mesures qui s'imposent pour assurer la sécurité et le bien-être", a encore dit M. Kir, précisant que la commune travaillerait de manière intégrée avec le parquet et les services de police.