Bruxelles Florent Brayard, lauréat cette année du prix Baron Velge est l’hôte cette semaine de la Chaire de la Seconde Guerre.

La question est particulièrement sensible et ne manquera pas à coup sûr de susciter un débat aussi passionné que passionnel. Dans le monde occidental francophone, en ce début d’année 2018 on a constaté qu’il y a eu plus que des réserves concernant une réédition des pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline. la confrontation des idées s’est terminée par l’annonce vers la mi-janvier par la maison d’édition Gallimard qu’elle suspendait son projet.

Une autre réédition continue à diviser : celle de "Mein Kampf" de Hitler qui est tombé dans le domaine public en janvier 2016. En Allemagne, une première édition critique a été publiée par l’Institut für Zeitgeschichte. En France, une adaptation est en préparation sous la conduite du Pr Florent Brayard, directeur de recherches au CNRS après avoir notamment travaillé avec l’Institut d’Histoire du temps présent (Paris) et le Centre Marc Bloch (Berlin). Depuis ce lundi, Florent Brayard est l’hôte de la Chaire internationale d’Histoire de la 2e Guerre mondiale à l’ULB qui accueille depuis 2011 de "grandes pointures" de l’histoire contemporaine sur le campus du Solbosch.

Un thème pointu

Organisée grâce à la générosité de feu Jean-Charles Velge qui avait voulu honorer la mémoire de Jean Vanwelkenhuyzen, grand connaisseur belge de la Seconde Guerre mondiale et qui dirigea le Centre d’études éponyme, il y a chaque année un cycle de conférences sur un thème pointu à propos du deuxième conflit mondial ponctuée par la remise du prix Baron Velge.

Les conférences de cette semaine confiées au lauréat de 2018, Florent Brayard, graviteront ce jeudi 15 février autour de la conférence de Wannsee et ce mercredi 21 février il sera question de la "Solution finale" comme secret d’Etat. Enfin, ce jeudi 22 février, ce spécialiste du négationnisme et des politiques nazies consacrera son exposé final aux raisons qui peuvent inciter à une réédition de ce qui fut le programme d’Adolf Hitler. Là où d’aucuns y voient une possible résurgence des idées nazies, il n’est pas sans intérêt de se demander si une édition critique scientifique pourrait aussi définitivement le réléguer dans les archives du passé.

L’entrée aux conférences est libre mais il faut s’inscrire au préalable. 

www.philoscsoc.ulb.be ou en adressant un courriel à philoscsoc@ulb.ac.be