Bruxelles

Le porte-parole de la Société des transports intercommunaux bruxellois, Jean-Pierre Alvin, a démenti jeudi l'information selon laquelle la STIB allait diffuser de la musique classique dans le métro afin de "faire fuir les jeunes indésirables" des stations.

Publiée mardi dans un journal flamand, la nouvelle a donné lieu à plusieurs réactions négatives. "Une société spécialisée dans la diffusion musicale, et différente de celle actuellement sous contrat avec la Stib, a seulement proposé l'idée d'une musique fonctionnelle qui varie suivant les heures de la journée. Avec éventuellement de la musique classique le soir, qui aurait tendance à ne pas plaire, selon la société en question, aux personnes assises par terre dans les stations lorsqu'il pleut dehors alors qu'elles n'ont rien à y faire", a expliqué le porte-parole. "La Stib regrette l'ampleur qu'a prise ce malentendu", a ajouté M. Alvin. "Rien n'a été décidé, et certainement pas pour des motifs pareils", a-t-il poursuivi en rappelant les initiatives prises par la Stib pour les jeunes, comme par exemple les bus de nuit ou la communication axée vers les écoles, les enfants... Jeudi, le Conseil de la Jeunesse d'Expression française (CJEF) a réagi durement à l'information relayée par les journaux, relevant notamment le dédain affiché pour la musique classique, censée rebuter les jeunes. "Avec une telle conception de la culture et de l'art en général, la Stib fait essentiellement l'économie du bon goût en plus de celle de la pertinence", estimait-il dans un communiqué.

Du côté d'Ecolo J, l'idée de diffuser de la musique classique en soirée pour faire fuir les jeunes indésirables choque. Si des jeunes sont réellement mal intentionnés, les jeunes d'Ecolo doutent que ce genre de musique les fera déguerpir. Ils y voient une "politique discriminatoire envers une partie de la population désormais jugée dangereuse" (Belga)