Bruxelles Bruxelles C’est la chaussée d’Ixelles qui reçoit le plus de mauvais points.

Ce week-end sera marqué par l’inauguration du boulevard Général Jacques, après deux ans de chantier. Un événement fort apprécié par les citoyens, mais pas tous. Quelques riverains ont déjà prévenu sur les réseaux qu’une mobilisation aurait lieu vendredi soir pour manifester leur indignation à propos des travaux finis.

LE BOULEVARD GÉNÉRAL JACQUES, À IXELLES

Si l’annonce de la mobilisation citoyenne déclare que le nouveau système de parking le long des voies du tram est dangereux, ce n’est pas l’avis des commerçants. "Ce sont des nouvelles habitudes à adopter", constate la gérante du restaurant le Cent-quatorze. "Je suis vraiment contente du résultat des travaux. Et on voit enfin des cyclistes sur ce boulevard." Seul bémol du chantier ? Un manque de place pour les camions de livraison. "Nos camions sont obligés de se garer sur la rue, et de perturber la circulation", explique le cuisinier d’une pizzeria du boulevard. À ce problème, le cabinet du ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (Sp.A.) explique que plusieurs solutions existent. "Il y a des places de livraison à certains endroits, on ne les a pas mises partout. On a placé une nouvelle aire de livraison au coin du boulevard Général Jacques et de l’avenue Buyl."

LA CHAUSSÉE D’IXELLES

Dans un registre un peu plus chaotique, la chaussée d’Ixelles récolte moins de bons points auprès des riverains et commerçants. Et c’est vrai qu’une fois arrivé à Porte de Namur, on a du mal à se convaincre qu’on peut marcher sur la voie centrale, entre les bus, les camions, les cyclistes, et les piétons. "C’est un faux piétonnier. Je n’oserais jamais marcher au milieu de la rue, or, c’est permis", raconte Rosa Gelender, qui a l’habitude de faire son shopping à Porte de Namur. Et c’est le même écho du côté des commerçants. "Esthétiquement, c’est pas mal. Au niveau pratique par contre, ce n’est pas top. Mes clients se plaignent souvent, ils trouvent ça trop dangereux", explique Sofia, vendeuse au magasin Zao.

LA PLACE ROGIER, À SAINT-JOSSE

"C’est le jour et la nuit comparé à avant", témoigne Sarah, une riveraine qui prend tous les jours son bus sur la place. Son arrêt se trouve en effet en plein sur la place, sur l’unique bande de passage qui divise ce nouvel espace presque entièrement dédié aux piétons. Et si les quelques riverains rencontrés sont unanimement positifs, on observe un avis plus mitigé du côté d’un café de la place. Un serveur raconte : "Je trouve que le projet est très bien, ça rassemble tout, et c’est un bel espace. Après, cette bande où arrivent les bus de partout c’est un peu plus dangereux."

LA PLACE DU MIROIR, À JETTE

"Des exemples frappants d’une nouvelle vie en ville", c’est comme ça que le cabinet de Pascal Smet décrit ces différents endroits réaménagés cette année. Ces chantiers d’une telle envergure ont affecté la vie des riverains et des commerçants alentour, un prix à payer pour de nouveaux espaces de vie promis par le ministre. Aujourd’hui, les riverains attendent beaucoup de résultats, déjà visibles pour certains lieux, et moins pour d’autres.

MdK et H.G