Bruxelles

Le service d'inspection d'hygiène de la Commission communautaire commune (Cocom) a visité le 24 août dernier la gare du Nord et le Parc Maximilien où sont présents de grands groupes de migrants afin d'évaluer le risque pour la santé publique. A l'issue de cette visite, sollicitée par Bernard Clerfayt, bourgmestre de Schaerbeek, le service d'inspection d'hygiène a souligné que les conditions de vie des migrants et leur promiscuité constituaient un terreau fertile au développement de maladies et plus particulièrement de la gale et la tuberculose, dont des cas ont été diagnostiqués. La commune de Schaerbeek estime qu'un dépistage et un traitement des personnes atteintes de gale et tuberculose doivent être mis en place rapidement. "Idéalement, toutes les personnes atteintes au sein d'un même groupe devraient être traitées en même temps, ce qui est évidemment très difficile concernant des migrants. Le protocole de traitement peut parfois être appliqué en ambulatoire mais dans le cas de migrants très mobiles, la situation est plus compliquée", indique-t-elle.

Les acteurs de terrains ont pour leur part tous souligné la situation déplorable et les problèmes d'hygiène (peu d'eau pour se laver, pas de toilette...) que rencontrent les migrants.

"Les contrôles administratifs qui sont exécutés ces derniers jours doivent être accompagnés de contrôles de santé, ce qui nécessite à nouveau un lieu et des moyens adaptés pour pouvoir effectuer ces dépistages et certains traitements", précise le bourgmestre de Schaerbeek, qui souhaite interpeller cette semaine ses collègues du fédéral et de la Région bruxelloise.