Bruxelles uccle

J

e ne veux pas charger la barque. Mais je ne perçois, dans la gestion du parc Raspail, que très peu d’avancées positives."

En 2010, l’espace vert abandonné du coin Stalle/Victoir Gambier inspira une première interpellation à Pierrot Desmet. Face à l’incurie générale, l’écolo a remis le couvert. A diverses reprises. La dernière intervention remonte au 20 mars. A cette occasion, l’élu se remémora qu’en 2009, La Poste surprit son monde en annonçant la vente de sa propriété. Que, parenthèses, Uccle entretenait depuis des temps immémoriaux. "Le collège, seul, avait décidé de ne pas l’acquérir malgré un prix, ridicule, de 32 € le m2", déplora l’enseignant, riverain de ce chancre urbain classé depuis 1995.

Conséquence de ces atermoiements? "Une situation, de jour en jour, plus castastrophique : côté avenue Victor Gambier, le mur d’enceinte a quasi disparu, de même que la barrière amovible. J’y ai constaté un tapis d’une centaine de cannettes de bière vides. On y découvre encore des monceaux de déchets." Dans la partie basse de ce Raspail -du nom d’un humaniste du XIXe- où l’on recensait un ginkgo biloba, voire un magnifique hêtre, le désastre ne frappe pas moins : "ruisselet, fort romantique il y a cinq ans, souillé"; des déchets, encore des déchets; etc.

En un mot comme en cent, Pierre Desmet s’inquiéta de l’avenir de cet ancien écrin vert. Non sans savoir que l’entité alla jusqu’à y envisager une "servitude pour usage public", par exemple.

Et le membre de l’opposition de s’interroger sur la mise en œuvre de la taxe sur les terres oubliées, telle qu’imaginée en mars 2010 par Boris Dilliès (MR), alors échevin des Finances et des Espaces verts...

La même année, début avril, l’active Acqu (Association des comités de quartiers d’Uccle) escompta un instant sauver le joyau en réunissant les 195 000 € indispensables à l’acquisition. Las! La mise de fonds capota. "Hors de question de le laisser se muer en chancre!", nous avait toutefois juré Boris Dilliès. Pourtant...