Bruxelles 500.000 clients bruxellois vont changer de type de gaz. Vérification de la chaudière obligatoire.

On vous l’annonçait déjà en octobre passé, la Belgique se prépare tout doucement à abandonner le gaz pauvre pour se convertir au riche. Son avantage ? Il est plus calorifique et moins polluant, pour un meilleur rendement. Le fait que les Pays-Bas qui nous fournissent en gaz pauvre depuis des décennies prévoient d’en arrêter l’export d’ici à 2030 a été l’élément déclencheur de ce changement. Une conversion du gaz pauvre vers le gaz riche est donc indispensable pour assurer l’alimentation des clients en gaz naturel.

À Bruxelles, absolument tous les utilisateurs de gaz naturel sont concernés par ce changement qui se fera progressivement entre 2020 et 2023. Et si la Région et Sibelga insistent maintenant sur cette modification qui peut paraître lointaine, c’est pour laisser aux usagers le choix de ne pas débourser un euro.

Heureusement, la grande majorité des appareils à gaz actuellement utilisés à Bruxelles sont compatibles avec les deux types de gaz. La transition pourra donc se faire tout en douceur, moyennant parfois un simple réglage. Seulement, pour savoir si notre chaudière est bien réglée, il faudra faire appel à un technicien agréé. Philippe Massart, directeur de communication chez Sibelga, conseille de coupler cette démarche avec le contrôle périodique des chaudières prévu tous les trois ans pour le moment mais qui pourrait passer à tous les deux ans dès janvier 2019.

D’où la campagne de communication entamée bien à l’avance par les entités concernées. Leur message : vous devez contrôler votre chaudière, profitez-en pour vérifier qu’elles sont compatibles. "Dans certains cas, il suffit d’un tout petit réglage que le technicien peut faire directement sur place lors de l’entretien", souligne Philippe Massart qui précise qu’à Bruxelles, 98 % des chaudières existantes sont compatibles avec le gaz riche.

C’est normalement au propriétaire qu’incombe la prise en charge du contrôle périodique et donc de la vérification de la compatibilité. "Seulement, dans 9 cas sur 10, cette responsabilité est confiée au locataire dans le contrat de bail", précise Benjamin Patris, le chef de projet conversion.

Concrètement, toute la Région bruxelloise est divisée en quatre zones qui passeront chacune à leur tour au gaz riche entre 2020 et 2023 (voir ci-contre). En tout, 500.000 clients sont concernés. Aucune intervention de la part de Sibelga n’est prévue chez les clients puisque les alimentations en gaz à régler se situent dans des installations situées dans chaque quartier et donc à l’extérieur des maisons. Le passage d’un gaz à l’autre s’effectuera à la date du 1er juin de chaque année concernée.

Que se passerait-il si, malgré les courriers envoyés pour prévenir les consommateurs (un an à l’avance et quatre mois à l’avance), un usager n’avait pas réalisé la vérification ? "Un appareil non compatible avec le gaz riche ou mal réglé ne fonctionnera pas de manière optimale. Il pourrait dès lors produire plus de CO (monoxyde de carbone), consommer plus de gaz ou se détériorer plus vite", explique Sibelga.

Les consommateurs peuvent se renseigner sur la date exacte du passage au gaz riche via le site internet www.legazchange.brussels.