Bruxelles

Depuis quelques mois, la forêt de Soignes doit compter avec un nouvel habitant. Bruxelles-environnement estime à une quinzaine, le nombre de sangliers dont des indices de présence ont été relevés dans des prairies encore récemment. Dans celle du Grasdelle, du Blankedelle et du côté de l'arboretum de Tervuren, précisément.

"Le dernier sanglier de la forêt de Soignes avait été abattu en 1917", explique Stéphane Wijnsberghe, responsable du service forestier de Bruxelles-Environnement qui refuse à ce stade de parler de dégâts, mais plutôt du résultat de l'activité normale de l'animal : chercher ses aliments dans la terre. "L'animal, qui faut-il le rappeler, est un animal forestier, revient en fait à la maison."

Les causes de ce retour ne sont pas encore clairement identifiées. Les sangliers pourraient avoir fait l'objet de lâchers d'origine humaine mais il est sans doute plus probable, vu la surpopulation constatée en ce moment en région wallonne, que ces nouveaux sangliers bruxellois soient simplement venus chercher un milieu de vie hospitalier en forêt de Soignes.

Étude universitaire

Une étude, réalisée par l'Université de Liège (ULG) sur la présence du sanglier dans la forêt de Soignes (toutes régions confondues) débute cette semaine et devrait répondre à cette question. Il s'agira également de déterminer si une régulation est à envisager, le sanglier n'ayant d'autres prédateurs que l'homme. "L'étude doit nous dire combien de sangliers peuvent être tolérés en forêt de Soignes", poursuit Stéphane Vanwijnsberghe. "Si une régulation est nécessaire, nous procéderons à des captures." Pour rappel, la chasse est strictement interdite en région bruxelloise depuis 1991.

Le promeneur doit-il craindre de rencontrer un de ces individus ? "C'est un animal plutôt discret et craintif, conclut le responsable. Mais il ne faut pas importuner une mère, qui réagira pour défendre ses petits."