Bruxelles A la veille des fêtes de fin d’année, la société de transport public sort son Monopoly personnalisé.

Des travaux d’entretien de la voirie sont en cours, reculez de trois cases ! Avancez jusqu’à l’arrêt Diamant et recevez 200M si vous passez par la case départ. Voilà le type d’action que l’on peut lire sur les cartes Chance du nouveau jeu de Monopoly 100 % Stib où l’on peut aussi tenter d’acquérir les stations les plus fréquentées du réseau. Comme dans la version originale, c’est le joueur qui a le plus d’arrêts qui gagne la partie.

"Nous avons pris contact avec la société qui édite le Monopoly et nous avons travaillé en interne avec un petit groupe de collaborateurs qui aiment jouer pour voir comment on pouvait l’adapter", explique la porte-parole de la Stib, Cindy Arents, qui précise qu’un millier de Monopoly Stib ont été commandés dans un premier temps.

A l’aube des fêtes de fin d’année, la société bruxelloise de transport public vient donc d’ajouter un jeu de société à sa gamme de produits estampillés Stib. Une pratique qui a débuté en octobre 2016 après la semaine de la mobilité. A l’époque, les anciens oblitérateurs orange étaient partis comme des petits pains.

Parmi les articles qui rencontrent le plus de succès, on retrouve également les tasses avec le plan du réseau, les T-shirts avec des numéros de ligne ou encore les clés USB en forme de bus miniatures. Au total, un millier d’objets floqués du design stibien ont été vendus en un an.

L’attachement au métro

Le succès de ces "goodies" ne semble pas surprendre la société bruxelloise de transport public. "L’idée, c’était de faire sortir la Stib de l’esprit métro-boulot-dodo et de la faire rayonner en dehors des trajets. Il y a une demande pour ces objets car la Stib représente Bruxelles. Tout Bruxellois a déjà pris la Stib au moins une fois. Il y avait les lignes que l’on utilisait pour aller à l’école ou pour voir son premier petit copain. Ces objets sont des clins d’œil", explique Cindy Arents.

Un argumentaire qui est également avancé par François, un usager quotidien de la Stib. "Le transport public fait partie du quotidien de beaucoup de gens, et on finit par s’attacher à sa ligne. A Bruxelles, je pense que cet attachement est encore plus présent depuis les attentats où on a voulu attaquer ‘notre’ métro. Et puis, depuis quelques années, la Stib développe un vrai branding d’image avec une jolie charte graphique que l’on retrouve dans leurs pubs, sur les affiches de travaux", souligne le trentenaire.

Comme tous les autres "goodies" de la Stib, le Monopoly est disponible sur le magasin en ligne. A l’occasion des fêtes de fin d’année, un pop-up store ouvre également ses portes dans la station de métro Porte de Namur jusqu’au 9 décembre.