Bruxelles Les riverains auront l’occasion de choisir parmi ces six options lors de l’enquête publique qui débute ce lundi.

Alors que le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (SPA) présentait ce mercredi le plan de réaménagement de la chaussée d’Ixelles, La DH a décidé d’analyser plus en profondeur ce projet soumis à l’enquête publique dès aujourd’hui et ce, pour une durée d’un mois. Durant cette période, les habitants auront l’occasion de donner leur avis sur les six scenarii de mobilité envisagés par la commune et la Région. En effet, les deux entités prévoient de garder, au minimum, une traversante à la chaussée pour éviter de trop gros embarras de circulation. Voici un résumé condensé des différentes options possibles.

1. Le premier scénario prévoit d’introduire une traversante au niveau de la rue du Prince Royal et de la rue Ernest Solvay en direction du centre-ville. Une circulation en boucle permettrait aux riverains de rejoindre la rue de l’Arbre Bénit via la rue du Prince Albert et la rue de l’Athénée via la rue de la Paix. Cette disposition renforcerait le trafic existant de 100 véhicules par heure au niveau de la traversante.

2. Ici, même disposition que la première option sauf que la direction de la traversante est inversée. Les automobilistes pourront se rendre du centre vers la Porte de Hal. L’accessibilité pour les riverains serait plus complexe mais cela permettrait de diminuer le transit automobile existant en direction du quartier européen.

3. Le troisième scénario reprend les bases du deuxième en y rajoutant quelques mesures d’accompagnement. Une partie de la rue du Viaduc changerait de sens afin de décharger la place Fernand Cocq. Le premier tronçon de la rue Maes serait mis a sens unique pour atténuer le report sur cet axe.

4. On retrouve ici une autre variante du premier scénario avec les mêmes mesures d’accompagnement que citées précédemment. Les conséquences en termes de mobilité seraient équivalentes à celle du premier scénario avec un renforcement du trafic existant.

5. Cet avant-dernier scénario met en avant la possibilité d’introduire une deuxième traversante. Celle-ci se situerait au niveau de la rue de la Paix vers la rue du Prince Albert. En plus du transit renforcé vers Solvay, cette option produirait un doublement du transit de 150 véhicules par heure rue de la Paix.

6. Enfin, la sixième option reprend le cinquième scénario mais avec le sens des deux traversantes inversé. Une proposition qui semble à éviter puisque celle-ci ferait augmenter le trafic rue de la Paix de 330 véhicules par heure.


Si du report de trafic est à prévoir dans à peu près toutes les solutions avancées, l’objectif principal des autorités était de minimiser l’impact que tous ces changements auraient sur les riverains. "Nous avons voulu privilégier l’accessibilité et la quiétude des quartiers. Un scénario sera choisi au terme de l’enquête publique mais cela ne sera pas définitif. Si après plusieurs mois, nous remarquons que de trop gros problèmes de mobilité surviennent, nous effectuerons des changements", fait savoir l’échevine de la Mobilité, Caroline Désir (PS).

Un observatoire de la mobilité sera d’ailleurs installé dans le quartier afin de prendre note des éventuelles difficultés rencontrées par les riverains et automobilistes.


Deux solutions évoquées pour la ligne 71

En janvier dernier, le ministre de la Mobilité Pascal Smet (SPA) annonçait que la ligne de bus 71, particulièrement fréquentée par les Bruxellois, resterait exploitée en mode bus et ne sera donc pas transformée en ligne de tram comme cela avait été envisagé. Cependant, à l’avenir, ces bus bénéficieront d’un haut niveau de service. "Une association a demandé à faire un test de ces bus et Pascal Smet s’est engagé à le faire après les vacances de Carnaval. La mise en service de ceux-ci permettrait de résoudre les problèmes de capacité. Seulement, on ne sait pas encore si c’est possible de mettre ce type de bus sur toute la ligne car ils sont très longs et ils doivent pouvoir aussi passer dans le centre-ville", détaille l’échevine ixelloise de la Mobilité, Caroline Désir (PS).

D’un autre côté, la Stib envisage de mettre plus de bus sur la ligne dans l’hypothèse où le trafic serait fluidifié grâce à l’interdiction de la circulation automobile en journée. "Ici le problème c’est que le bus ne passe pas que par la chaussée d’Ixelles. Il y a des points noirs ailleurs sur la ligne et donc nous avons mis un groupe de travail sur pied avec la Stib pour essayer de résoudre cela. Mettre plus de bus c’est bien mais il faut assurer la régularité sinon on va avoir des trains de bus l’un derrière l’autre avec 12 minutes d’attente pour les usagers et cela ne va pas non plus", ajoute l’édile.


Pas de parking souterrain sous la place Fernand Cocq

En septembre dernier, le collège échevinal de la commune d’Ixelles avait soumis l’idée de créer un parking souterrain sous la place Fernand Cocq afin d’éviter des problèmes de mobilité supplémentaires suite à la prochaine restriction de la circulation automobile sur la chaussée d’Ixelles.

Finalement, ce projet ne devrait pas voir le jour. "Nous sommes en train d’étudier le parking. La Région bruxelloise a commandé une étude sur tout le parc de stationnement ixellois. Nous avons fait analyser ce qu’il se passe dans nos parkings et au sein du parking Tulipe; même lors de son pic d’usage, il reste toujours 127 places libres au minimum. Nous sommes donc rassurés sur l’offre de parking existante. L’étude de la Région mènera certainement à la conclusion qu’il ne faut pas faire de parking souterrain place Fernand Cocq", détaille Caroline Désir (PS), échevine de la Mobilité.

Le réaménagement de la chaussée ne devrait provoquer la perte que de 24 places de stationnement sur toute la zone. "Ces places seront donc compensées hors voiries. Cependant, le parking Tulipe est peu connu car peu optimal et des changements doivent être faits au niveau de la sécurisation, de la signalétique et aussi de l’accessibilité. Tout cela va être revu", rassure Caroline Désir.