Bruxelles

Oui, il existe effectivement un boom autour du ‘crowdfunding’. C’est une nouveauté : plutôt que d’emprunter de l’argent pour un projet, on se fait déjà financer avant", explique Julien Bacq, le directeur du département développement commercial d’Atrium, l’agence régionale en charge du commerce. Le "crowdfunding" ? L’expression, en anglais, désigne les méthodes permettant à un entrepreneur de faire financer un projet par un grand nombre de personnes. L’idée cartonne aujourd’hui de plus en plus en Région bruxelloise.

Les entrepreneurs de la capitale font toujours plus appel à des sites internet spécialisés leur permettant d’entrer en contact avec leur public cible potentiel, et de convaincre celui-ci de financer leur projet. Et ce, alors même que celui-ci n’est pas lancé ! Le concept du "crowdfunding" est relativement simple à utiliser et ne coûte pas un centime aux initiateurs de projets qui ne parviennent pas à réunir l’argent espéré. C’est en tout cas ainsi que fonctionne "KissKissBankBank", un site web français, qui est de loin le plus connu dans le domaine du "crowdfunding".

Sur "KissKissBankBank", les entrepreneurs en herbe sont invités à se présenter, eux et leur projet, photos et petits schémas à l’appui. Objectif : convaincre les internautes de participer au financement de leur projet à travers une transaction financière sécurisée. Le lanceur de projet fixe également le montant en euros qu’il souhaite atteindre. Il s’agira pour lui d’être raisonnable et lucide car s’il échoue à atteindre la somme en question, dans un certain laps de temps, les contributeurs récupéreront intégralement leur argent. En revanche, s’il parvient à réunir la somme, "KissKissBankBank" percevra une commission de 8 %.

Du côté d’"Impulse Brussels", l’Agence bruxelloise pour l’entreprise, le son de cloche se veut en tout cas plutôt positif, même si on insiste sur le fait que le site est surtout un excellent outil promotionnel. "Ce ne sont pas des montants élevés que les entrepreneurs viennent y chercher. C’est un peu de financement, et puis de la visibilité", indique Rodolphe d’Udekem, conseiller auprès d’"Impulse Brussels".

"Le ‘crowdfunding’, c’est un peu la cerise sur le gâteau. Cela nous permet de nous créer des relations. Le reste, on le finance sur fonds propres et via un emprunt à la banque", indique ainsi Elodie Bouscarat, qui participe à "Co-oking", un projet inscrit sur "KissKissBankBank", et dont l’objectif est de permettre à différentes entreprises de partager ensemble un espace culinaire professionnel.