Bruxelles

Le sifflet noir autour du cou, le tee-shirt orange estampillé ProVélo, la chevelure au vent et l'oeil alerte... Carmen Sanchez ne loupe pas une seule miette des arabesques cyclistes de son groupe.

Instigatrice de ce cycle de formation vélo à destination des femmes en général - et des femmes allochtones en particulier -, cette ancienne assistante sociale dispose d'un carnet de commande de 280 personnes pour le premier trimestre 2006. Et elle ne fait ça qu'à mi-temps. Raison pour laquelle le ministre de la Moblité Pascal Smet (SP.A) a débloqué 12 500 €, en plus des 300 000 déjà affectés à ProVélo chaque année.

Cette manne permettra à Carmen de travailler sur son dossier à temps plein. Pourquoi les femmes? Parce qu'elles ne sont qu'un quart du nombre de cyclistes en activité sur Bruxelles. «Ces formations apportent beaucoup de choses à des femmes qui n'ont jamais enfourché un vélo», explique-t-elle. «Et surtout la liberté. Elles peuvent faire des choses que leurs maris ne savent parfois pas faire. Elles peuvent aussi accompagner leurs enfants en balade.»

Un autre membre de ProVélo se souvient ainsi d'une grand-mère qui voulait apprendre à faire de la bicyclette pour accompagner ses enfants sur la digue de Blankenberge. Didye Trazie Lou, 20 ans, suit cette formation depuis quelques mois. Partant de zéro, elle roule aujourd'hui à l'aise. Elle voit en cette formation l'occasion de s'émanciper et de faire du sport. Idem pour Fatima, 48 ans. «On retrouve la liberté avec un vélo.»

Web www. provelo.org.

© La Libre Belgique 2006