Bruxelles Les renardeaux quittent actuellement leur terrier pour s’aventurer dans la nature... au risque d’être pris au piège.


En début de semaine, un jeune Schaerbeekois a sauvé deux renardeaux pris au piège dans une bouche d’aération de parking. Un phénomène fréquent actuellement puisque c’est en cette période de l’année que l’on recense le plus de renardeaux dans les rues de la capitale.

"Nous sommes à une période de l’année où les renardeaux s’aventurent en dehors de leur terrier, raison pour laquelle on en retrouve régulièrement, explique Willy Van de Velde, garde forestier à Bruxelles Environnement. Je suis d’ailleurs intervenu samedi dernier lorsqu’un renardeau est tombé dans un système de ventilation d’un parking à Woluwe-Saint-Lambert. En quittant leur terrier pour la première fois, les renardeaux sont inexpérimentés et se retrouvent plus facilement pris au piège."

Mais que faire, dès lors, si l’on trouve un renardeau ou un renard en danger dans la nature ? "Si quelqu’un trouve un renard blessé ou piégé, on conseille d’appeler les pompiers, la ligue de protection des oiseaux, le service environnemental de la commune ou Bruxelles Environnement, mais la personne ne peut en aucun cas le transporter ou lui porter assistance, car il s’agit d’un animal protégé", ajoute Willy Van de Velde.

Aucun recensement précis du nombre de renards n’existe pour Bruxelles, mais les experts s’accordent pour dire qu’il n’y en a jamais eu autant qu’aujourd’hui en région bruxelloise. "Leur nombre est en constante augmentation, surtout dans les communes qui ont une frontière directe avec la forêt de Soignes où nous avons atteint un nombre record, précise Willy Van de Velde. Mais l’ensemble de la région bruxelloise est propice à la prolifération des renards car la répartition des espaces verts est cohérente dans la capitale et il y a dès lors énormément de zones de refuges. Ils se déplacent via les parcs et avenues arborées, via les intérieurs d’îlots qui communiquent entre eux ou via les voies de chemin de fer qui sont des passages préférentiels de par la quiétude vu qu’on n’y retrouve personne, mais également de par l’importante présence de nourriture qu’on peut y trouver. "

Cette prolifération des renards s’explique par différents facteurs. "Il s’agit d’un animal qui jouit d’une grande affection de la part de la population qui va prendre du plaisir à le nourrir, ce qui engendre de facto une prolifération. Le renard est dès lors moins craintif envers l’humain et va plus facilement se laisser apprivoiser", explique Pauline Legrand, chargée de communication au sein de la ligue de protection des oiseaux, qui s’occupe également de recueillir les renards.

Autre facteur : la présence de poubelles. "Leur prolifération est liée à l’abondance de poubelles que l’on retrouve en région bruxelloise. Elles sont très facilement accessibles et il suffit au renard de percer le sac plastique pour y accéder, ce qui explique le nombre de sacs éventrés que l’on retrouve", explique de son côté Jean-François Foubert, vétérinaire dans la commune d’Auderghem.