Les T2000 bannis de Schaerbeek ?

Pauline Deglume Publié le - Mis à jour le

Bruxelles

Ala rentrée de septembre, cela fera un an que les riverains de l’avenue Rogier à Schaerbeek subissent les nuisances liées au tram 62. En effet, ce nouveau tram mis en place en septembre 2011 pour relier les arrêts Bienfaiteurs (Schaerbeek) et Da Vinci (Evere) émet des sons très dérangeants lors de son passage et génère des vibrations que les habitants ressentent jusqu’à l’intérieur de leur maison.

Après qu’une pétition ait rassemblé plus de 200 signatures de riverains, la Stib avait procédé à l’installation d’un nouveau tapis anti-vibratoire sur une partie de l’arrêt Meiser, en mars dernier. Mais aux yeux des riverains, ces mesures se sont révélées bien insuffisantes. La nouvelle étude réalisée par Bruxelles Environnement et le bureau Ariès confirment l’impression des habitants du quartier : les normes tant de bruit que de vibrations sont dépassées et ce malgré les travaux additionnels réalisés.

Suite à ces nouveaux rapports, la commune de Schaerbeek, qui parle de "nuisances insupportables pour les habitants" a décidé de réagir de la manière forte pour défendre la tranquillité de ses administrés.

Dans un courrier adressé notamment à la ministre des Transports, Brigitte Grouwels (CD&V), à la présidente et au vice-président du conseil d’administration de la Stib, le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (FDF) demande l’interruption de la mise en service des trams 2000 sur le territoire de la commune tant que ceux-ci ne respectent pas les seuils au niveau bruit et les normes de vibration en vigueur.

"Vu les graves atteintes à la tranquillité publique et à défaut d’une solution favorable mise en exécution d’ici le 6 août prochain, nous serions dans l’obligation d’envisager la prise d’un arrêté du bourgmestre interdisant l’exploitation de cette ligne avec les trams 2000", peut-on encore lire dans cette lettre au ton comminatoire.

La societé de transports en commun bruxellois, qui a bien reçu le courrier du maïeur, répond qu’elle procède pour l’instant des tests avec d’autres tramways à des vitesses différentes afin de voir quels changements peuvent être faits pour amoindrir les nuisances. "On veut trouver la solution qui limite les nuisances sans empêcher l’exploitation de cette ligne", a déclaré Françoise Ledune, porte-parole.

Publicité clickBoxBanner