Molenbeek assure un accompagnement des sans papiers du boulevard Léopold II
A la suite d'une interpellation du conseiller communal Nader Rekik sur l'occupation de sans papiers au 184c boulevard Léopold II et des questions que celle-ci a soulevées au conseil communal de jeudi soir, la bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean Françoise Schepmans a fait état de la situation et de la position des autorités communales.
- Publié le 28-11-2014 à 00h00
- Mis à jour le 28-11-2014 à 00h01

A la suite d'une interpellation du conseiller communal Nader Rekik sur l'occupation de sans papiers au 184c boulevard Léopold II et des questions que celle-ci a soulevées au conseil communal de jeudi soir, la bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean Françoise Schepmans a fait état de la situation et de la position des autorités communales. Le nombre d'occupants varie de 150 à 200 personnes. Le bâtiment occupé est un ancien home, composé d'une trentaine d'appartements d'une chambre. Après plusieurs incitations envoyées au propriétaire, les services communaux s'apprêtaient à taxer ce bâtiment vide depuis décembre 2012. L'arrivé du groupe fin juin a suspendu ces démarches.
La bourgmestre estime, qu'à ce stade, aucun élément en termes de sécurité, hygiène ou salubrité publique, ne justifie un arrêté mettant un terme à cette occupation.
Divers représentants de la commune se rendent sur place depuis le début. La situation est régulièrement monitorée. Le dernier bilan effectué mardi fait état de locaux en bon état. L'électricité fonctionne, des détecteurs incendie sont présents et un escalier de secours est accessible. Des lances à incendie fournissent aux étages l'eau nécessaire à l'hygiène des occupants. Le groupe a défini un règlement d'ordre intérieur et assure un contrôle à l'entrée jour et nuit.
Le dernier rapport médical du CPAS du 28 juillet indique que les maladies contagieuses sont rares et peu dangereuses. Les personnes ont été prises en charge, selon leur situation, soit par le CPAS si elles sont dans les critères de l'Aide médicale urgente (AMU), soit par Fedasil. Le CPAS distribue également des couvertures, assurent des douches pour les femmes et les enfants dans une maison d'accueil et dispense des vaccins antigrippaux. Des médecins visitent la cinquantaine de personnes en grève de la faim depuis le 14 novembre.
Un bilan social plus précis de la situation de chaque ménage sera effectué pour considérer les possibilités de relogement temporaire.
