Bruxelles

Les mosquées molenbeekoises ont contesté vendredi soir l'affirmation selon laquelle leurs ASBL ne déposent par leurs comptes auprès du greffe du tribunal du commerce, comme l'écrivaient les journaux Sudpresse.

Dans le cadre de son enquête, le journal avait vérifié le statut des mosquées en Wallonie et à Bruxelles, en se basant sur la liste des mosquées reconnues par l'Exécutif des musulmans et sur les numéros de registre avec lesquels elles sont inscrites auprès de la Banque nationale. Sur la vingtaine de mosquées et d'organismes religieux bruxellois, treize disposent effectivement d'un dossier. Les autres sont aux abonnés absents, notamment les mosquées Al Moutaquine, Attadamoun et Badr de Molenbeek, écrivait Sudpresse vendredi matin. Le Conseil consultatif des mosquées de Molenbeek-Saint-Jean conteste cette affirmation. "Les ASBL des mosquées molenbeekoises reconnues sont tout à fait en ordre dans le dépôt de leurs comptes annuels", répond-il ainsi. Plusieurs entités juridiques coexistent au sein des mosquées reconnues, explique-t-il. A leur création, elles sont en effet constituées en ASBL. Une fois qu'elles accèdent à la reconnaissance, une deuxième structure, un comité islamique, vient s'ajouter. Elles sont alors gérées par deux entités juridiques distinctes, qui ont chacune leur propre numéro d'entreprise et qui jouent un rôle différent: l'ASBL gère le pôle culturel et le Comité islamique s'occupe du pôle cultuel, détaille le Conseil. Si l'ASBL est tenue de déposer ses comptes annuels auprès du greffe du tribunal de commerce, le Comité islamique dépose ses budgets et comptes à la Région de Bruxelles-Capitale, qui les valide après avoir consulté l'Exécutif des Musulmans de Belgique. Aucun dépôt des comptes auprès du greffe du tribunal de commerce n'est ici requis puisque les comités ont le statut d'établissement public, poursuit le Conseil. Les mosquées molenbeekoises regrettent dès lors que "l'opprobre soit une nouvelle fois jetée" sur elles.