Bruxelles

Fini l'acronyme "Orbem" pour les Bruxellois francophones et le sigle "BGDA" pour les Bruxellois néerlandophones ! Place à présent à la nouvelle appellation de l'organisme régional bruxellois de l'emploi, commune aux deux langues, "Actiris".

"Mais il s'agit bien plus qu'un changement cosmétique", avertit Benoît Cerexhe (CDH), ministre bruxellois de l'Economie et de l'Emploi. "Ce nouveau nom incarne la réorganisation complète de l'organisme initiée il y a plus d'un an par le contrat de gestion. L'antenne décentralisée de Molenbeek en est le premier signe visible". De fait, en avril 2006, le gouvernement bruxellois concluait un contrat de gestion avec l'Orbem. Un an plus tard, le Comité de gestion de l'Orbem approuvait le plan d'entreprise, comprenant un plan de communication, un plan GRH et un plan informatique. "Ce plan d'entreprise, explique le directeur général d'Actiris Eddy Courthéoux, définit les moyens nécessaires pour remplir les objectifs prévus dans le contrat de gestion ainsi que les processus à mettre en oeuvre".

Quelle incidence cela a-t-il au niveau organisationnel ? Actiris se voit à présent doté d'une structure claire avec une ligne hiérarchique cohérente et transparente. A savoir, quatre directions (au lieu de sept) ont été créées : chercheurs d'emploi, employeurs, partenariat, et services de support. Selon M. Cerexhe, cette structure permettra au personnel d'Actiris d'identifier clairement le partage des responsabilités et facilitera l'efficacité quotidienne d'Actiris.

Sa structure interne repensée, l'office régional bruxellois de l'emploi a donc été rébaptisé "Actiris". Mais que se cache-t-il derrière cette nouvelle appellation ? "Ce nouveau nom participe d'une nouvelle image d'efficacité et de modernité", répond Benoît Cerexhe. La volonté est également de marquer l'ancrage bruxellois, avec l'Iris : Actiris se veut un outil au service de tous les Bruxellois, impliquant l'ensemble des forces vives de la région bruxelloise. Actiris se veut également plus actif, et notamment plus pro-actif.

Comment ? En prenant en charge le demandeur d'emploi dès son arrivée sur le marché du travail avec une convocation rapide et un contrat de projet professionnel, en offrant un service de proximité via des antennes décentralisées (voir ci-contre), et en mettant à la disposition des demandeurs d'emploi un call-center, un espace internet personnel "Mon Actiris" (aussi pour les employeurs), les e-mails,.... En outre, chaque entreprise est traitée individuellement. Le traitement des offres d'emploi étant revu fondamentalement. Car si "le 1er vecteur d'offres d'emploi est le bouche à oreille (40 pc) et la presse, les services de médiation représentent quand même 35 pc", indique M. Courthéoux. "Et depuis trois ans, nous avons constaté une croissance des offres de 15 à 20 pc". Enfin, Actiris privilégie son partenariat avec la périphérie flamande et les opérateurs de formation néerlandophones, dont le VDAB.

Web www.actiris.be