Bruxelles

Dire que Pascal Smet (SP.A) est à couteaux tirés avec une part significative des socialistes francophones est un euphémisme. Les derniers exemples en date ne manquent pas (lire ci-dessous). Dans les esprits toujours, les effets post-traumatiques du scandale du Samusocial qui a vu s’écraser l’ancien hyper-bourgmestre de la Ville de Bruxelles Yvan Mayeur. A cette époque, les socialistes flamands présidés par John Crombez décident de claquer la porte de la majorité à la Ville dénonçant par là une situation devenue "politiquement intenable". Autre fait peu anodin : en février dernier, le Parti socialiste flamand a décidé qu’il se présenterait seul, et non avec le PS comme ce fut le cas lors du dernier scrutin électoral, aux élections communales du 14 octobre prochain.

"L’incurie de Pascal Smet est sans limites !", lançait cette semaine sur la twittosphère le socialiste francophone Ahmed Laaouej faisant par là allusion à la polémique autour du sens unique installé autour de la basilique de Koelkelberg. Que lui répondez-vous ?

Je trouve ce genre de tweet très grave. Il est fâché contre moi à cause du Plan taxi. Via ce tweet, il prend sa petite revanche personnelle et je trouve cela petit. Avec les élections communales en vue, on voit la maladie bruxelloise réapparaître. Car il est aisé dans le chef de certains élus locaux bruxellois de répéter partout que c’est Smet le méchant et qu’ils sont les gentils. Ahmed Laaouej est dans la majorité avec mon parti à la Région mais il est dans l’opposition à l’échelon communal (NdlR : le PS est en effet dans l’opposition à Koekelberg). Il a peur de perdre des voix. Il doit donc surenchérir pour être écouté. Ce sont des jeux politiciens de village. Ce n’est pas digne d’une capitale.

Cela en dit long sur l’état des relations entre votre parti et le PS…

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