Bruxelles A partir de lundi, et durant un mois, les usagers de la Stib qui transitent par la station de prémétro Albert devront valider leur titre de transport afin d’ouvrir les portillons et quitter la station. Durant cette phase d’essai du check-out, la Stib analysera la manière dont les voyageurs réagissent à ce nouveau système.

Ce n’est pas un hasard si la Stib a opté pour une station de prémétro pour tester le check-out. En effet, les voyageurs peuvent encore monter à bord d’un tram en surface sans avoir validé leur titre de transport. Mais s’ils veulent, ensuite, sortir par la station Albert, ils seront désormais obligés de s’acquitter du montant d’un trajet. "Dans ce cas, il s’agira d’une simple validation du titre de transport qui ne coûtera pas plus cher aux voyageurs", a indiqué la porte-parole de la Stib, Françoise Ledune.

Par contre, les voyageurs qui ne possèdent pas de titre de transport valable devront entrer dans le sas habituellement destiné à tout utilisateur à mobilité réduite. Une fois à l’intérieur, ils devront envoyer un SMS dont le coût s’élève à 6 € pour pouvoir quitter le sas.

L’objectif poursuivi par la Stib est double. Il s’agit, d’une part, d’assurer la sécurité des personnes, en veillant à ce que seuls les voyageurs pénètrent à l’intérieur des stations. D’autre part, il est bien sûr question de réduire la fraude, en obligeant les usagers à valider systématiquement leur titre de transport.

Depuis la première phase d’installation des portillons, survenue en 2009, la Stib prévoyait d’instaurer un système de check-out. Mais la société bruxelloise de transport souhaitait d’abord laisser le temps aux voyageurs de s’habituer aux stations fermées. Il était également important de pouvoir gérer à distance l’ouverture et la fermeture des portes. Ce qui est le cas depuis l’été 2013 via le centre de liaison. "Les voyageurs qui ont besoin d’aide et qui ne trouvent pas d’agents dans la station pourront donc toujours entrer en contact avec le centre de liaison."

Si ce test d’un mois se révèle concluant, le système de check-out sera progressivement activé, à partir de janvier 2014, sur le reste du réseau souterrain, au rythme d’une station par semaine, en commençant en priorité par l’axe Nord-Sud, la grande ceinture et Simonis.