Bruxelles Le détournement massif de publicités à Bruxelles marque le début des actions de désobéissance civile.

Ce mardi, Bruxelles s'est réveillée un peu différente. Pas moins de 80 affichages publicitaires ont été remplacés par des oeuvres d'art contre le CETA (signé le 30 octobre) et le TTIP. À cette occasion, le collectif Brandwashing, à l'origine de l'initiative, a dénoncé "le bafouement de la démocratie par les traités de libre-échange" et "la mainmise des multinationales" sur les processus décisionnaires en Europe.

Les affiches ont été réalisées par 20 artistes belges et internationaux, réunis autour d'un même message. «Pour nous, artistes, pouvoir participer à ce genre de projet est l’occasion de reprendre nos droits sur l’espace public en utilisant un support qui est réservé aux grandes corporations. En ces temps où nos droits (sociaux et environnementaux) sont de plus en plus bafoués, il est important d’informer et de nous positionner contre ces traités de libre-échange qui nous concernent toutes et tous» , explique Camille.

Ce détournement, impressionnant, n'est que la première action de désobéissance d'une série, coordonnée par la plateforme TTIP Game Over. Ce mercredi, en fin d'après-midi, un groupe d'activistes prendra d'assaut un bureau de consultance de lobbying pour réaliser une émission de radio en direct de Radio Panik. Leur objectif sera d'interpeller les lobbyistes mais également d'occuper l'espace public. D'autres actions sont prévues dans les jours à venir dans le cadre du deuxième round contre les accords de libre-échange. Le premier round avait eu lieu en juillet pendant les négociations du TTIP à Bruxelles. Plus de 20 groupes différents avaient alors lancé des actions sous le slogan “Faisons du bruit”.