Bruxelles

Au cours de ces dernières semaines, plusieurs chauffeurs de camion ont été agressés sur des aires de stationnement d'autoroute à Grand-Bigard et Ruisbroeck.

Les auteurs menaçaient à chaque fois les chauffeurs avec un couteau. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la police locale de Dilbeek a surpris en flagrant délit deux individus qui tentaient de cambrioler un camion. Une enquête est à présent en cours afin de déterminer s'ils sont impliqués dans les autres faits, indique vendredi le parquet de Hal-Vilvorde. "Depuis le 1er novembre dernier, plusieurs chauffeurs de camion ont été agressés sur des aires de stationnement d'autoroute à Grand-Bigard et Ruisbroek. Les auteurs agissent à chaque fois selon le même modus operandi en menaçant les chauffeurs à l'aide d'un couteau", indique Carole Vercarre, porte-parole du parquet de Hal-Vilvorde. "C'est dans ce contexte que la police locale de Dilbeek a mené une action dans la nuit de mercredi à jeudi afin de pouvoir intervenir rapidement en cas de nouvelles agressions sur le parking de Grand-Bigard."

Vers 02h30, la police a repéré trois personnes qui se dirigeaient vers le parking. Une heure et demi plus tard, elles sont revenues sur les lieux et ont tenté d'ouvrir la portière d'un camion en stationnement. La police est intervenue et les suspects ont pris la fuite, abandonnant un sac contenant notamment des GPS et des flacons de parfum qui proviennent probablement de vols.

Deux auteurs ont toutefois pu être interpellés. Il s'agit d'un ressortissant syrien âgé de 17 ans et d'un Egyptien de 28 ans.

Une demi heure avant leur interception, un chauffeur de camion avait été agressé par trois personnes qui lui ont volé son smartphone. Menacé à l'aide d'un couteau, l'homme a été légèrement blessé. Des éléments indiquent que ses agresseurs sont les individus surpris un peu plus tard en flagrant délit par la police.

Le parquet les soupçonne de vol ou de tentative de vol avec menace ou violence, d'association de malfaiteurs et de séjour illégal sur le territoire belge. Le mineur a été déféré devant un juge de la jeunesse qui l'a placé en institution fermée. Le majeur a quant à lui été placé sous mandat d'arrêt.