Bruxelles Parmi les plus fréquents, on retrouve les glissades et ruptures de matériel.

Ils sont plus de 1 200 à Bruxelles à pratiquer le métier exigeant de pompier-ambulancier. Pour limiter le risque d’accident, des mesures de prévention ont été mises en place. Et elles portent leurs fruits : les pompiers se blessent de moins en moins dans l’exercice de leur fonction. Le Service d’incendie et d’aide médicale urgente de la Région de Bruxelles-Capitale (Siamu) a enregistré 182 accidents de travail en 2017, contre 266 en 2010, soit une diminution de 30 %. Les accidents sont donc en baisse constante.

La prévention a payé

Pour la secrétaire d’Etat en charge du Siamu, Cécile Jodogne (Défi), cette diminution coïncide avec le travail de prévention qui est fait auprès des équipes et l’attention accrue qui est portée à la question de la sécurité au travail.

Les pompiers bénéficient en outre de formations qui favorisent les mises en situation et mettent l’accent sur l’importance d’assurer sa propre sécurité en intervention. Les interventions en ambulance, plus nombreuses, causent plus d’accidents, notamment des blessures au dos, aux jambes et aux genoux. Parmi les accidents les plus fréquents durant les interventions concernant des incendies, on retrouve les glissades et les ruptures de matériel avec projection. "Les techniques de travail et le matériel deviennent de plus en plus pointus, ce qui permet de limiter le nombre d’accidents", précise Cécile Jodogne.

"Il faut cependant rester vigilant car les pompiers sont de plus en plus confrontés à des comportements indésirables ou agressifs. La majorité de ces comportements sont dus à des personnes sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiants" , explique la secrétaire d’Etat. "C’est totalement inadmissible car les pompiers-ambulanciers ont pour mission première d’apporter leur aide à la population. Des mesures ont donc été prises pour inciter le personnel à davantage signaler ce genre de comportements et pour améliorer le suivi de plaintes éventuelles."

Sur l’ensemble de l’année 2017, ils sont intervenus 75 998 fois en Région bruxelloise et 3 199 fois en périphérie, soit près de 80 000 fois.

Le rôle de la nouvelle caserne

La nouvelle caserne située rue Vésale, à deux pas du Botanique, joue aussi un rôle dans la diminution des accidents de travail car elle permet de couvrir plus rapidement la Région bruxelloise, avec des interventions plus rapides dans l’hypercentre, particulièrement sensible en matière d’incendie en raison de son bâti ancien et très dense, et des problèmes récurrents en matière de congestion automobile. Ce nouveau poste, inauguré à l’été 2016, permet clairement de réduire les délais d’intervention. D’une capacité de 12 personnes, la caserne dispose d’une auto-pompe, d’une auto-échelle et de deux ambulances. La caserne accueille par ailleurs une auto-échelle à 4 roues directrices qui permet une meilleure circulation sur les voiries étroites du centre-ville. Ainsi, si on cumule les interventions des pompiers et celles des ambulanciers du Siamu, 12 565 interventions ont été réalisées depuis l’inauguration de la nouvelle caserne.