Bruxelles

Les organisations syndicales du secteur non marchand ont déposé un préavis de grève et d'actions pour les maisons de repos bruxelloises, a annoncé le Setca lundi soir dans un communiqué. Femarbel, l'organisation qui fédère les maisons de repos et de soins commerciales, refuse d'approuver une amélioration des conditions de travail de ses employés, malgré un accord signé entre gouvernement bruxellois et partenaires sociaux. Femarbel représente 60% des résidences bruxelloises et compte parmi ses membres des poids lourds du secteur comme Orpea, Senior Living Group (Korian), Armonea ou encore Anima Care.

L'accord prévoit notamment un troisième jour de congé extralégal avec embauche compensatoire, un meilleur remboursement des frais de transport, les premiers jalons d'une grande réforme des fonctions dans le secteur, et une amélioration (légère) de leur pouvoir d'achat, explique le Secta.

"Le rejet de l'accord non marchand par cette fédération (Femarbel) est d'autant plus incompréhensible qu'il ne coûte rien aux employeurs, car il est financé à 100% par de l'argent public!", dit le syndicat socialiste.

"Tous les canaux de communication sont coupés", a expliqué à Belga Nicolas De Commer, secrétaire adjoint Setca pour le secteur non marchand. "Nous avons essayé par tous les moyens, mais Femarbel refuse de dialoguer."

Un préavis d'actions et de grève a dès lors été envoyé et court à partir de mardi matin. Le front commun syndical se rassemblera mercredi pour élaborer un plan d'actions concrètes. "Il y aura des actions, c'est certain", a assuré M. De Commer.

La Région bruxelloise compte 200 maisons de repos dans le secteur privé et 150 sont concernées par le préavis. 7.000 personnes travaillent dans les maisons de repos de la capitale.