Bruxelles Quelque 240 fermetures d’un ou de plusieurs tunnels ont été enregistrées dans le courant de l’année écoulée.

Circuler en voiture dans la capitale s’apparente bien souvent à un parcours du combattant entre les nombreux embouteillages qui empoisonnent la vie des automobilistes et les innombrables fermetures de tunnels.

Mais si une majorité de ces fermetures se justifie par des travaux d’entretien et de rénovation, à l’instar du chantier en cours dans le très fréquenté tunnel Léopold II, certaines fermetures plus intempestives sont dues à des incidents ponctuels.

Et, chaque année, le nombre d’incidents est de plus en plus élevé. Ainsi, en 2015, sur un total de 1 098 incidents survenus dans des tunnels, 221 (20 %) ont entraîné la fermeture d’un ou plusieurs tunnels. En 2016, 1 170 incidents sont survenus, entraînant 209 fermetures (18 %) et en 2017, sur 1 315 incidents survenus, dont 21 étaient liés à l’infrastructure des tunnels, 240 (18 %) ont entraîné la fermeture d’un ouvrage d’art. Des chiffres communiqués par Bruxelles Mobilité.

Mais cette augmentation du nombre d’incidents s’explique en grande partie par les moyens de quantification d’incidents qui ont continuellement augmenté - et été améliorés - depuis 2015. "On parle ici de la généralisation de l’installation des caméras DAI (détection automatique d’incidents) dans maintenant quasiment tous les tunnels, ainsi que l’installation des portiques de détection de véhicules hors gabarit au tunnel Léopold II", explique Camille Thiry, porte-parole de Bruxelles Mobilité.

Il est en revanche très compliqué de connaître la durée cumulée des fermetures des tunnels dans la capitale. "La durée est extrêmement variable en fonction de la nature de l’incident provoquant la fermeture. Cela peut aller de quelques dizaines de minutes en cas, par exemple, d’alarme incendie qui s’avère être une fausse alerte ou lorsqu’un objet se retrouve sur la chaussée, à plusieurs heures de fermeture, voire durant toute la journée, lorsqu’une personne se suicide ou lors d’un accident mortel puisque le parquet doit alors descendre sur place. La durée peut également être très longue lorsqu’il y a des dégâts à l’infrastructure, provoqués par exemple par un camion pénétrant dans un tunnel où les véhicules de plus de 3,5 T sont pourtant interdits, et qui endommagent la toiture, poursuit Camille Thiry. En cas de défectuosité de notre matériel, nous restreignons fortement les durées de fermeture par les contrats que nous mettons en place avec les sociétés d’entretien et d’intervention, qui sont tenues d’intervenir dans les X temps."

Enfin, sur le premier semestre 2018, quelque 714 incidents sont survenus, entraînant 153 fermetures de tunnels. Les principaux types d’incidents sont les pannes de voitures (405 cas), et les accidents (190). Notons aussi que 28 véhicules hors gabarit circulant dans les tunnels ont été enregistrés.