Bruxelles Un terrain vague est à l’origine du conflit entre les habitants de Moensberg et Infrabel.

Depuis plusieurs années, les navetteurs de la gare de Moensberg à Uccle utilisent le terrain vague situé juste à côté pour garer leur véhicule. Un espace qui pouvait accueillir plus de 60 véhicules mais où s’accumulaient également des radiateurs, matelas, pots de peinture et déchets en tous genres. Mais ce n’est pas tout, puisqu’au fond de ce parking improvisé, propriété d’Infrabel, se trouve une barrière ouverte en permanence qui donne un accès direct aux voies de chemin de fer. Une situation dénoncée en avril dernier dans "La DH" par Emmanuel De Bock, tête de liste Défi aux élections communales d’octobre prochain. Il souhaitait dès lors que le parking soit sécurisé, en fermant la grille concernée et en plaçant par exemple un étudiant pour assurer la surveillance et éviter les dépôts clandestins, mais Infrabel a purement et simplement fermé ce terrain vague.

Résultat : tous les véhicules se garent le long des rues avoisinantes, ce qui n’est pas du goût des riverains. "Je peux comprendre que le terrain vague ait été clôturé vu son état mais il est désormais très compliqué pour nous de trouver une place de stationnement dans le quartier. Je reproche le manque d’ambition. Pourquoi ne pas y installer un parking réservé aux navetteurs qui soit propre et privatisé ?, s’insurge une habitante de la rue du Bourdon. De plus, je suis obligée de me parquer où je peux avec des procès-verbaux à la clé."

Un projet de vrai parking

Contacté, le porte-parole d’Infrabel explique que ce terrain vague condamné fait suite à une demande de la commune. "La commune a attiré notre attention sur les dépôts clandestins qui s’y accumulaient mais nous l’avons avertie qu’en fermant cet accès, cela allait susciter le mécontentement des navetteurs. Nous n’avons toutefois pas reçu de contre-indication et avons dès lors fermé la grille d’entrée. Il aurait été plus judicieux de la part de la commune d’envoyer des ouvriers communaux nettoyer les dépôts clandestins tout en laissant l’accès aux navetteurs, mais cela n’est pas de notre ressort" , explique le porte-parole.

De son côté, Jonathan Biermann (MR), échevin de la Mobilité, précise qu’une demande de permis d’urbanisme pour la création d’un vrai parking va prochainement être déposée. "L’objectif est, à terme, de réaliser un parking en dur. J’aurais préféré qu’une solution intermédiaire soit trouvée au niveau de la gestion du terrain vague le temps que ce parking voie le jour plutôt que de condamner cet espace qui engendre désormais des problèmes dans le quartier", explique-t-il.