Bruxelles

Le bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt (FDF) a réagi, vendredi, au bilan de l'application des politiques concernant la prostitution dans le quartier Nord et à l'orientation prise par son homologue Emir Kir (PS) à Saint-Josse-ten-Noode. Les modifications des règlements d'urbanisme (publié en mai 2012 au Moniteur belge) et de police (adopté par les conseils communaux en juin 2011), appliqués par des contrôles à Saint-Josse, avaient été initiés par Schaerbeek dans l'intention de mener une politique concertée coordonnée par la police zonale, rappelle Bernard Clerfayt.

Opposé à l'installation d'une "villa Tinto" rue d'Aerschot qui augmenterait l'offre de prostitution, le bourgmestre de Schaerbeek se réjouit de la proactivité d'Emir Kir à faire appliquer les règles. Il réaffirme sa volonté de s'inspirer des politiques anversoises pour encadrer la prostitution. "Nous voulons connaître les femmes qui travaillent comme prostituées", assurent-ils dans l'esprit de lutter contre la traite des êtres humains.

Bernard Clerfayt assure avoir commencé à faire appliquer les réglementations il y a un an et demi, soit bien avant Saint-Josse. Cependant Schaerbeek compte une trentaine de carrées, mais aussi 57 bars à prostituées. Ces derniers doivent introduire une demande de permis d'urbanisme pour faire correspondre le lieu aux besoins de l'activité des salons de prostitution. Seuls une trentaine sont actuellement en ordre. Des travaux doivent encore être entrepris. Les contrôles pour faire appliquer le règlements de police suivront une fois la conformité au règlement d'urbanisme généralisée.