Bruxelles Son nom est utilisé pour assurer la communication de l’administration communale.

Les Schaerbeekois l’interpellent sur différents groupes Facebook et il répond toujours avec une grande diplomatie. Il publie aussi régulièrement des informations concernant la commune sur sa page Facebook. Toute personne fidèle à la cité des Ânes et dotée d’un profil Facebook devinera de qui nous parlons… Il s’appelle Achille Colignon. Et, s’il a été bourgmestre de Schaerbeek voici près d’un siècle et demi, il est aujourd’hui réincarné par deux femmes dont on taira le nom. Et utilisé pour faire la communication de l’administration communale.

Le concept a été imaginé en 2015. Faire le relais entre les citoyens et l’administration sous l’identité d’un personnage historique et emblématique de la commune : Achille Colignon. Et derrière l’homme, se cachent deux femmes. L’une a 31 ans et est schaerbeekoise depuis toujours. Elle aime vulgariser et expliquer les choses, joue au badminton et joue le rôle d’Achille Colignon depuis trois ans. L’autre vit à Bruxelles-Ville mais est particulièrement attachée à la commune de Monsieur Colignon. Elle a 25 ans, est sportive et a étudié les relations publiques à l’Ihecs. Bientôt, elle reprendra le flambeau et incarnera à elle toute seule le rôle d’Achille. "J’aime beaucoup cette idée de personnifier la communication d’une commune. Nos communes sont encore trop vieux jeu, pas assez développées, et je trouve que ce concept répond à un besoin particulier de la population", explique-t-elle.

Apolitique, sociable et bilingue

Et pour être un bon Achille Colignon, il faut savoir faire preuve de spontanéité, tout en suivant quelques consignes et la charte introduite à la renaissance du personnage. "Pour faire ce travail, il faut adopter un ton familier pour s’adresser aux gens, et surtout rester apolitique. Il faut être bilingue, sociable, mais aussi savoir prendre de la distance", précise la première. Pour Achille, toute critique est la bienvenue, et chaque commentaire doit être étudié avec soin. "Mais on n’a pas souvent de critiques, continue-t-elle. Je dirais que 10 % des commentaires sont négatifs."