Bruxelles  Avec les deux nouveaux commissariats, c’est l’ensemble de l’organisation de la division qui a été revue.

Il y a deux semaines, certains policiers de la division molenbeekoise de la zone de Bruxelles-Ouest (Molenbeek, Jette, Ganshoren, Berchem, Koekelberg) ont pris possession du nouveau commissariat situé au bord du canal. Le bâtiment accueillera désormais la police de proximité qui était située à quelques pas de là, à la rue du Facteur.

À l’autre bout de la commune, c’est l’ancien bâtiment de la jeunesse, situé au parc Marie-José qui est en pleine transformation pour accueillir un nouveau commissariat. Au total donc, bientôt cinq commissariats sur le territoire molenbeekois.

Tout cela fait partie d’une réforme globale de la division molenbeekoise. Objectifs : améliorer le bien-être des policiers en leur donnant plus d’espace et des bureaux plus adaptés, revoir les horaires de travail, pérenniser la carrière des policiers ou encore, améliorer la coordination au sein de la zone de police.

Un bulletin de service orienté

Concrètement, le même nombre de policiers sera réparti dans cinq commissariats : au canal (39 policiers), au parc Marie-José (30), dans le quartier Maritime (22), à Mettewie (28) et l’antenne de quartier Liverpool (6). Pour ce faire, les horaires ont été revus. "On a fait une étude de fréquentation du commissariat de Mettewie ouvert 7j/7 de 6 h 30 à 22 h. On s’est rendu compte qu’il y avait des heures durant lesquelles personne ne venait. On a donc décidé de changer les horaires pour couvrir 80 % de ce qu’on fait actuellement. Ils ne seront pas toujours tous ouverts mais il y en aura au moins deux ouverts en même temps", explique Carla Scarlata, commissaire de la division de Molenbeek.

Le personnel ainsi récupéré pourra servir dans d’autres commissariats et être plus présent sur le terrain. "La population demande de voir plus de policiers dans les rues", explique la bourgmestre Françoise Schepmans (MR). L’accent sera aussi mis sur la diversité des tâches à effectuer par les jeunes recrues. Ainsi, un jeune travaillera tant dans son quartier que dans les bureaux, avec la cellule radicalisme ou lors d’interventions. "Un inspecteur de quartier doit être dans son quartier mais ce n’est pas pour cela qu’ils ne peuvent pas être envoyés en patrouille de l’autre côté de la commune."

Chaque patrouille part donc avec un bulletin de service orienté. "Les policiers qui travaillent entre 7 h et 17 h se rendront plutôt aux écoles pour s’occuper des problèmes de stationnement sauvage, etc. Ceux qui travaillent jusqu’à minuit se rendront plutôt dans les quartiers qu’on a analysés comme étant problématiques", explique la commissaire.

Le commissariat du parc Marie-José devrait entrer en activité à la fin du mois de mai. À Molenbeek, les policiers gèrent 18 000 enquêtes par an, il fallait donc rationaliser la manière de fonctionner pour alléger cette charge de travail.