Bruxelles

Septante-trois millions. C’est le budget débloqué par le gouvernement bruxellois pour financer les plans de prévention et de sécurité dans les 19 communes de la région jusqu’en 2014. Une somme, qui permettra notamment aux communes d’engager des gardiens de la paix, de faire de la médiation scolaire, de lutter contre les incivilités ou de faire de la médiation, dans le cadre, par exemple, de conflits de voisinage.

"D’après le Moniteur de sécurité 2009, 13 % des personnes interrogées se sentent ‘toujours’ ou ‘souvent’ en insécurité en Région bruxelloise", regrette le ministre-Président Charles Picqué (PS). Les raisons principales invoquées sont liées à la circulation, aux cambriolages, mais aussi aux problèmes de propreté dans les rues. La Région a donc décidé de renouveler son soutien au "Plan bruxellois de prévention et de proximité" décliné en 19 plans locaux.

Cette fois néanmoins, les sommes sont promises pour une durée de quatre ans, afin de stabiliser les 514 emplois qui en dépendent. Le gouvernement régional souhaite en outre, recentrer son travail sur 4 missions de base : assurer une présence visible et rassurante dans les espaces publics, lutter contre le décrochage scolaire, lutter contre les incivilités et encourager la médiation des conflits.

Chaque commune a pu élaborer des Diagnostics locaux de sécurité (DLS) afin de définir ses besoins prioritaires et de décider la répartition de l’enveloppe budgétaire qui lui est consacrée. En plus des nuisances traditionnelles exposées plus haut, certaines ont fait valoir quelques spécificités comme le problèmes du racket au sorties des écoles (Anderlecht, Bruxelles, Jette, Saint-Josse, Uccle), les nuisances liées à la prostitution (Schaerbeek, Saint-Josse), ou encore les bandes urbaines (Bruxelles, Evere, Ixelles, Molenbeek et Schaerbeek).