Bruxelles Le Serendipity mêle restauration et exposition d’œuvres d’art.

L’essor commercial dans le quartier situé le long du parc Josaphat se confirme. L’année passée, l’arrivée du café 1030, du bar Chez Copain et du restaurant de burgers Chez Marraine avait permis de combler une attente à Schaerbeek où l’offre Horeca se situe encore bien en dessous de la demande. Un nouvel établissement assez original a récemment ouvert ses portes dans le même quartier.

A la fois boulangerie-pâtisserie et restaurant, le Serendipity fait également office de galerie d’art en exposant des œuvres sur ses murs. "Avec mon épouse, nous voyageons énormément et nous aimons beaucoup découvrir des établissements avec des concepts différents. Les tableaux dans une boulangerie, c’est quelque chose que l’on avait vu dans un quartier sympa de New York", explique Kadir Celik qui a investi dans ce projet Horeca.

Pour le moment, ce sont les œuvres de Christina Muenzner, une artiste peintre allemande expatriée à Bruxelles, qui sont exposées sur les murs de l’établissement schaerbeekois. "J’ai travaillé un an dans une galerie et je sais que les artistes qui ne sont pas encore connus ont parfois du mal à trouver une galerie qui accepte d’exposer leurs œuvres. C’est donc une manière de donner un coup de pouce à des artistes talentueux encore peu connus. Chaque artiste sera exposé trois à quatre mois", explique notre interlocuteur.

Un manque au niveau de l’Horeca

Côté magasin, on trouve du pain fabriqué de manière artisanale par la coopérative schaerbeekoise Ma Baker qui affirme n’utiliser aucun produit améliorant. Cette société fournit une soixantaine de commerces à Bruxelles dont les pains burger de Chez Marraine. Quant aux viennoiseries et aux pâtisseries, elles sont signées par le maître boulanger Yves Guns. Serendipity propose aussi des petits-déjeuners et des bagels concoctés par Fadel Farwi qui a officié comme chef pendant sept ans chez C’Chicounou à Ixelles.

Habitant du quartier, Kadir Celik avait également ressenti un certain manque au niveau de l’Horeca. "Avec des pâtisseries de qualité, on touche un public féminin et aussi familial qui n’a pas forcément envie de fréquenter les bistrots communautaires. Ça fait un moment déjà qu’on sent que c’est un quartier qui monte. Malheureusement, nous avons dû attendre le permis d’urbanisme durant 18 mois", précise l’investisseur.