Bruxelles

Pour une fois, le sujet met tout le monde d’accord. Que l’on soit un élu Ecolo, MR, CDH, Défi ou même PS. Dans les communes qui jouxtent le bois de la Cambre - Ixelles et Uccle -, on critique vertement la gestion et l’entretien du plus grand parc bruxellois.

Car, réminiscence du XIXe siècle, le statut du parc de 122 hectares est particulier. Il se trouve sur un territoire totalement excentré de la Ville de Bruxelles. "Malheureusement, dans la mesure où il est situé à son extrême périphérie, la Ville de Bruxelles ne gère pas cet espace avec toute l’attention qu’il requiert. Alors que pour Uccle et Ixelles, ce territoire est central et leurs habitants en sont des usagers intensifs ", explique la conseillère ixelloise Céline Delforge.

Lundi, elle organisait une petite visite de l’espace vert en compagnie de six autres élus des deux communes limitrophes : Julie de Groote (CDH), Béa Diallo (PS), Boris Dilliès (MR), Joëlle Maison (Défi), Yves Rouyet (Ecolo) et Thibaud Wyngaard (Ecolo). Tous estiment que le parc est "dans un état déplorable".

Ils pointent par exemple du doigt l’état des cheminements. La dolomie qui les recouvre est régulièrement emportée par les pluies et bouche les avaloirs. Résultat : les chemins sont ravinés et de grandes mares d’eaux se forment. A cela s’ajoute un manque criant d’infrastructures pour les enfants et aucunes toilettes publiques.

Ils pointent aussi des manquements au niveau de la sécurité routière alors que les véhicules roulent à grande vitesse autour du bois : feu mal positionné, feux manquants, passages piétons effacés, etc.

Un transfert vers Bruxelles-Environnement

Les sept élus réclament donc une régionalisation du parc afin que sa gestion s’en trouve améliorée. "La Ville de Bruxelles n’a pas les mêmes moyens humains et la même expertise que Bruxelles-Environnement. A Uccle, par exemple, nous allons transférer la gestion du parc Brugmann. Ce sont des frais en moins pour la commune et la gestion sera plus efficace", fait valoir Boris Dilliès (MR), échevin ucclois.

"Nous sommes tous confrontés aux mêmes problèmes. Les habitants viennent se plaindre chez nous puisque la Ville n’a pas, ou très peu, d’administrés qui jouxtent le parc", résume Céline Delforge.