Bruxelles

Trente migrants, dont 7 mineurs non accompagnés, ont été interpellés vendredi matin lors d'une action de contrôle de police menée au parc Maximilien à Bruxelles. 

Seize de ces personnes interpellées auraient été envoyées en centre fermé, a indiqué Dominique Ernould, porte-parole de l'Office des étrangers. "Parmi les 23 adultes interpellés, on a pu dénombrer 10 Soudanais, 10 Érythréens, un Marocain, un Slovaque et un Éthiopien", a précisé Dominique Ernould.

Mercredi et jeudi, des dizaines de migrants avaient également été interpellés lors d'une opération similaire menée par la police de Bruxelles-Nord dans les environs de la gare. L'action ne concernait toutefois pas le parc Maximilien, tout proche, où campent entre 500 et 600 migrants, ce parc appartenant au territoire de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles.

Mardi, le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA), avait affirmé sur Twitter que le gouvernement allait s'attaquer à la situation du parc Maximilien et que les contrôles policiers allaient s'intensifier. Le ministre de l'Emploi et de l'Économie, Kris Peeters (CD&V), avait décidé le même jour d'envoyer l'inspection du travail au parc Maximilien pour contrer les "employeurs malhonnêtes" qui y recrutent des migrants à bas coûts.

En 2015, des centaines de candidats à l'asile avaient dû dormir dans le parc Maximilien, faute de voir leur demande enregistrée par l'Office des étrangers, ce qui avait créé une polémique sur les manquements dans l'accueil des migrants.