Bruxelles

Pour M. Smet, 8 ans suffisent amplement pour construire les extensions du métro prévues dans le plan Iris II, tel qu'en atteste l'exemple de Madrid, qui a construit 55 km de métro en 4 ans. Un partenariat public/privé doit permettre de trouver les financements nécessaires à étendre le métro de la gare du Nord vers Neder-Over-Heembeek et de la gare du midi vers Uccle en un temps raisonnable.

Les extensions du métro prévues dans le plan Iris II sont ambitieuses: au Nord, il devra relier la gare du Nord à Bordet et Schaerbeek-Formation et terminer sa course à Neder-over-Heembeek, qui serait ainsi désenclavée. La prolongation Sud vers Uccle passant par l'Altitude Cent, Globe et se terminant à Calevoet, permettrait de réparer le refus historique de la commune dans les années '80 de construire un métro avec les conséquences catastrophiques de trafic que l'on connaît dans tout le sud de Bruxelles. Ces extensions représentent environ 6 kilomètres de métro, a rappelé Pascal Smet.

A ses yeux, les infrastructures actuelles seront vite dépassées, en raison de l'augmentation de la population bruxelloise et de la demande de déplacements.

Le financement de la STIB (métro, tram, bus) a porté sur 580,1 millions d'euros en 2008, soit 18,5% du budget de la Région. Un quart des voyageurs sont des navetteurs habitant la Flandre ou la Wallonie qui représentent donc un coût de 145 millions d'euros entièrement financés par le contribuable bruxellois, a ajouté le ministre. "Indépendamment de la réforme de l'état, il faut donc garantir un financement structurel du transport public à Bruxelles en exécutant au moins l'accord Octopus qui attribue 65 millions d'euros à la Région bruxelloise pour le transport public. Je demande également que les moyens annuels de Beliris, 125 millions d'euros, soient réorientés vers des travaux importants d'infrastructure et non plus saupoudrés dans une multitude de projets comme aujourd'hui", a encore dit le ministre.

Pour lui, le prochain gouvernement bruxellois, mais aussi le gouvernement fédéral, au sein duquel siègent pas moins de trois vices-premiers ministres bruxellois, devront se mettre d'accord au plus tard en septembre 2009 pour concrétiser l'extension nord-sud dans un délai de 6 à 8 ans grâce à l'apport de moyens financiers du Fédéral, de la Région, des fonds privés et éventuellement des fonds européens rassemblés au sein d'une structure de partenariat public-privé.