STIB : les fraudes des taximen en augmentation

Régine Lejeune Publié le - Mis à jour le

Bruxelles

Hausse des tarifs, refus de délivrer un ticket, tarif forfaitaire ou encore prix pratiqué selon le nombre de passagers et non en fonction de la course, etc. Depuis l’arrêt de travail de samedi par les conducteurs et chauffeurs de la Stib, certains taximen ont usé et abusé de pratiques totalement illégales. Pour preuve, la hausse des plaintes déposées par les usagers, sur le site Internet et par téléphone, à Bruxelles Mobilité.

Un jeune usager, en provenance de Walcourt et fraichement débarqué à la capitale, en a d'ailleurs subi les conséquences. "J'ai voulu monter dans un taxi mais il était déjà convoité par une autre personne, dont la destination était justement identique à la mienne. Le chauffeur nous a annoncé que nous pouvions monter à deux mais que chacun aurait à payer l'ensemble de la commission", s'est-il plaint auprès de notre rédaction.

Des amendes administratives peuvent être infligées

Mais pour l’heure, difficile de chiffrer avec exactitude cette augmentation du nombre de plaintes. " Il y a deux façons d’introduire une plainte, précise Inge Paemen, de Bruxelles Mobilité, mais les deux systèmes ne sont pas encodés dans une même base de données."

L’administration bruxelloise encourage, par ailleurs, les usagers lésés, à déposer plainte. " A Bruxelles Mobilité, lorsqu’une récrimination est déposée, on convoque le chauffeur de taxi, on demande des informations supplémentaires et on organise une confrontation, si nécessaire."

In fine , plusieurs amendes administratives peuvent, si la faute est avérée, être infligées aux chauffeurs, allant de la réprimande à l’enlèvement pur et simple de la licence.

La porte-parole encourage également à porter plainte auprès de la police. " Par exemple, si vous rencontrez un problème avec un taximan, en plein milieu de la nuit, il est préférable de vous adresser au commissariat le plus proche ", indique encore Inge Paemen.

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