Bruxelles Suite à la lecture dans nos colonnes du plan du MR en matière de survol de Bruxelles, le chef de groupe cdH au Parlement bruxellois Benoit Cerexhe a tenu à réagir via son compte Facebook. Pour lui, la volonté libérale d'en revenir à la situation pré-6 février est  "une première et très symbolique renonciation des négociateurs francophones face à la Flandre."    

"Même si la situation actuelle n’est plus tenable tant en ce qui concerne les décollages que les atterrissages, le ‘Plan Michel’ est une véritable capitulation en rase campagne, une ‘dépantalonnade’, au détriment de la Région bruxelloise, sans même la moindre avancée en ce qui concerne le prolongement de la nuit, la limitation du nombre de mouvements à Zaventem, le renvoi du fret et du low cost vers les aéroports régionaux", s’insurge le chef de groupe cdH au Parlement bruxellois. "Le MR se présente dans ces négociations fédérales comme le rempart des intérêts francophones ; à la première discussion un peu touchy, Charles Michel a montré les limites et toute la mollesse de sa prétendue résistance", dénonce clairement Benoît Cerexhe.

"En revenir la situation antérieure, c’est aller à l’encontre de décisions de justice", prévient Cerexhe, bourgmestre d’une des communes de l’Oostrand, qui étudiera, le cas échéant, toutes les pistes juridiques possibles pour faire appliquer le droit et les décisions antérieures de justice.

Pour le député bruxellois, la seule solution consiste à supprimer, comme le prévoit explicitement l’accord de gouvernement bruxellois, les routes actuelles tout en les remplaçant par de nouvelles qui survolent les zones les moins densément habitées (la route du Ring, la Zulu, la route Ikea, Nossegem par exemple…) et en étendant de 22h à 7h la plage horaire durant laquelle Bruxelles n’est pas survolée.